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 I hate you, I love you ❖ allan&evy

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MessageSujet: I hate you, I love you ❖ allan&evy   Jeu 24 Mai - 21:45

I hate you, I love youVoilà désormais plus d’un an que j’habite à Vancouver. Et même si le climat n’est pas le même qu’en Afrique du Sud, je me suis assez bien adapté. Le seul moment difficile se trouvait être l’hiver. Je n’étais pas habituée à la neige et j’avais eu du mal à gagner des courses en roulant sur les routes verglacées. Mais je n’avais pas abîmé ma Chevrolet, pour mon plus grand plaisir. D’autant que cela m’aurait fait mal au cœur car Eléane adorait être dans cette voiture même si ce n’était pas pratique avec le siège auto. Ma petite princesse allait désormais avoir huit mois et elle grandissait à vue d’œil. Elle ressemblait également de plus en plus à son père, me fondant un peu plus le cœur quand je la voyais. Elle avait le sourire d’Allan, cet homme que j’avais aimé, que j’aimais toujours mais que je ne pouvais m’empêcher de détester. Car il ne m’avait jamais aimé. Tout ce qu’il avait vu, c’était le moyen de mener son infiltration à bien pour faire tomber le monde des courses de rue et il en avait profité pour prendre du bon temps. Et désormais, je me retrouvais à élever notre fille seule. Mais ce n’était pas moi que cela dérangeait. Eléane était un petit ange, elle était calme et toujours attentive à ce qui l’entourait. Elle était très éveillée pour voir qu’elle allait avoir huit mois. J’avais hâte qu’elle commence à parler ou à marcher même si je me doutais que la puce allait me faire courir partout. Aujourd’hui, j’avais prévue de faire les magasins pour elle, de lui acheter des vêtements d’été car elle avait bien grandit et qu’ayant accouché fin Septembre, je n’avais pas de vêtements pour elle. Mais j’avais aussi prévue d’acheter quelques petites choses pour moi. J’avais donc confié Eléane à ma voisine, une dame qui aurait pu être ma grand-mère et qui en faisait une parfaite pour ma fille. Ma mère aurait aimé me rejoindre à Vancouver mais elle ne gagnait pas beaucoup d’argent. Ses employeurs lui avaient déjà gentiment payés un aller-retour quand sa petite fille était née mais ils n’accepteraient pas de lui payer un aller simple. Mais dans le secret, je mettais un peu d’argent de côté à chaque course pour lui payer son aller simple jusqu’au Canada et lui permettre de vivre avec sa petite fille et moi-même. Ma mère s’était sacrifiée pour moi, pour que je puisse devenir la femme que j’étais, je lui devais bien cela. J’étais donc partie faire un tour dans les rues marchandes et j’avais fini par trouver un magasin de vêtements que j’appréciais beaucoup. Je ne tardais pas à en ressortir avec des vêtements pour moi avant d’aller jusqu’au magasin pour enfants non loin. Mais sur le chemin, alors que je n’allais pas tarder à passer la porte, je crus vivre une hallucination. J’eus l’impression de voir Allan à quelques mètres de moi. Et même si je savais que ce n’était pas possible, j’allais tout faire pour éviter de me faire repérer. J’essayais donc de passer discrètement derrière lui, en laissant quelques passants entre nous et je pensais avoir réussi car il ne sembla pas me remarquer. Mais c’était sans compter sur ma mère. Elle m’appela à ce moment précis et la chanson "l’histoire de la vie" résonna dans la rue. Je n’avais pas changé de sonnerie depuis des mois, pas depuis que j’étais parti d’Afrique du Sud et c’était la sonnerie que j’avais toujours eu qu’importe le téléphone. Et je me doutais qu’Allan se souvenait de ma sonnerie de téléphone vu comment sa sœur m’avait charrié avec ça devant lui. J’essayais donc de disparaître au plus vite mais apparemment, les passants ne semblaient pas d’accord.2981 12289 0
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MessageSujet: Re: I hate you, I love you ❖ allan&evy   Ven 25 Mai - 0:35


Voilà un moment qu’Allan était venu à Vancouver à la recherche de sa belle. Il commençait à désespérer de la trouver. La ville était tellement grande, il y avait tellement de lieu où elle pourrait se trouver. Et il n’avait pas les contacts pour rechercher les courses illégales, parce qu’il ne l’imaginait pas avoir arrêté. Il aurait pu tenter d’avoir un contact avec la police régionale par son travail s’il n’avait pas pris sa pause carrière pour la rechercher. Il voulait lui dire la vérité, il voulait lui expliqué qu’il ne s’était pas joué d’elle, qu’il avait tant cherché comment lui avouer qui il était ce qu’il faisait. Elle était partie comme une voleuse, comme un criminel, même si c’était ce qu’elle était. Elle n’avait pas trahi son nom même s’il aurait pu, il avait préféré partir sans rien dire, sans rien ajouter, la rechercher.

Aujourd’hui, il s’était autorisé une pause pour faire quelques courses aussi mais histoire de remettre ses idées en place. Il était dans ses dossiers depuis des jours, tournait en rond, oui, c’était certain qu’elle devrait être par ici mais où exactement ? Il perdait les maigres pistes qu’il avait, il avait cherché les grandes rues, attendu toute la nuit afin de voir s’il y avait des courses de voiture, tenter de se renseigner mais n’avait rien obtenu, les gens étaient trop méfiant face à cet inconnu qui posait des questions sur une activité illégale, il pourrait comprendre. Peut-être qu’il devait penser à s’intégrer avant de continuer à poser des questions du genre.

Allan était donc en train de faire les magasins pour le nécessaire. Il n’avait pas vu la jeune femme, sa jeune femme, à quelque pas de lui, concentré sur ce qu’il devrait acheter. Si seulement, il le savait mais heureusement que le destin aime parfois les histoires d’amour. Il n’avait pas vu mais il ne put s’empêcher de lever la tête quand il entendit une musique. Elle était à quelque pas de lui, une musique qui lui donna l’impression d’un coup de poignard, qui le força à se retourner. Cette musique n’était pas n’importe laquelle : « L’histoire de la vie ». Il se souvenait que sa sœur avait charrié cette belle jeune femme sur la musique, il se souvenait même l’avoir fait sonner alors qu’il était près d’elle pour la surprendre, il ne pouvait pas oublier. Il se retourna automatiquement pour la rechercher et c’est là qu’il la vit, comme si elle cherchait à s’enfuir. Non, il ne pouvait pas la laisser partir, pas cette fois-ci.

En quelques pas, il la rattrapa, lui pris le bras pour la retenir. Il était hors de question de la lâcher, pas tant qu’il n’était pas sûr qu’elle resterait. Il n’avait pas envie qu’elle prenne encore la poudre d’escampette. Il la rapprocha de lui dans le but de la prendre dans ses bras, il avait envie de s’assurer qu’elle était bien là, que ce n’était pas juste une vision. Elle était là, si belle, si vraie, si présente, il l’avait enfin trouvé. Il était venu pour elle.

- Je t’ai tellement cherchée, j’ai voulu te voir, te retrouver, t’expliquer,... Evy, je ne voulais pas que tu découvres ça comme ça, de cette manière mais ce jour-là, j’ai eu trop peur pour ta vie, je ne pouvais pas rester en arrière,...

Non mais il espérait quoi ? Qu’elle lui saute dans les bras et lui pardonne des mois de mensonges ? Qu’elle lui dise qu’elle l’aime ? Qu’elle comprenne toute ses erreurs ? C’était sans doute bien trop en demander. Il ne savait pas non plus ce qu’il cherchait lui-même, ce qu’il attendait d’elle, sans doute juste qu’elle l’écoute jusqu’au bout ? Sans doute qu’elle ne le fuit pas, pas tout de suite du moins. Il voulait juste s’assurer qu’elle aillait réellement bien aussi, il n’avait eu que les mots d’un médecin qui n’avait pas voulu donner plus d’information.
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MessageSujet: Re: I hate you, I love you ❖ allan&evy   Ven 25 Mai - 11:16

I hate you, I love youJe ne voulais pas penser à Allan, je me l’interdisais. Il ne méritait pas que je pense à lui ou même qu’il me manque. Et pourtant, je l’aimais toujours… Certainement que mes sentiments étaient maintenus par Eléane, ma fille. Je ne pouvais pas dire que ce soit sa fille à lui car il ne la méritait pas. Il ne m’avait jamais aimé, il n’avait vu en moi qu’un moyen détourné de faire tomber les courses en Afrique du Sud et le fait que l’on ait couché ensemble ne représentait rien pour lui. Alors la simple existence d’Eléane ne voulait rien dire pour lui. Surtout qu’il n’avait certainement pas envie d’avoir une vie de famille, une vie de couple même avec une criminelle. Je ne me faisais pas d’illusion, c’était ce que j’étais. Et lui étant policier, il n’y avait rien de possible entre nous, je devais l’accepter. Sauf que c’était difficile. Je l’aimais cet idiot, malgré tout le mal qu’il avait pu me faire. Il m’avait menti, il m’avait manipulé et il avait joué avec mes sentiments. J’aurais dû le détester, c’était d’ailleurs le cas. Mais je savais aussi que sous la haine, l’amour était toujours là. Sauf qu’il était hors de question que je retombe à nouveau dans ses bras. Je n’avais pas besoin d’un homme dans ma vie. Et encore moins besoin d’Allan Lowens. J’allais vivre avec Eléane et ce serait suffisant. Je ne comptais pas laisser entrer un homme dans ma vie. Alors que je faisais un peu de shopping, je crus apercevoir Allan devant une boutique. Ne sachant pas s’il s’agissait réellement du jeune homme, je préférais jouer la carte de la sécurité et passer inaperçu. Sauf que le destin se joua de moi. Mon téléphone se mit à sonner et je pris la fuite. Je ne voulais pas vérifier que l’homme soit réellement celui que je pensais et je voulais partir le plus vite possible. Sauf qu’une main se posa sur mon bras, me faisant comprendre que non seulement, j’avais été repéré mais qu’en plus, Allan se trouvait bel et bien à Vancouver. C’était bien ma veine tiens… Il me rapprocha alors de lui et j’eus un temps peur de ce qu’il serait capable de faire. Allan était le seul homme que j’avais laissé m’approcher depuis mes quinze ans, depuis cette tentative de viol par le proxénète de ma mère. Il ne savait pas ça, je prenais bien soin de ne pas parler de ce qu’avait été notre vie à ma mère et moi, avant qu’elle ne devienne domestique chez les Lowens. Mon visage resta fermé alors qu’il me parlait, me disant qu’il était là pour moi et le baratin habituel d’un homme fautif. « Oh, tu ne voulais pas que je l’apprenne comme ça? Tu aurais préféré me le dire en me passant les menottes peut-être. C’est même plus logique vu que tu n’as jamais été honnête avec moi. » Non mais sérieusement, il croyait quoi? Qu’il allait donner un coup de baguette magique et que j’allais tomber dans ses bras? Nous n’étions pas dans un Disney, les fins heureuses, cela n’existait pas. Je ne croyais pas spécialement en l’amour. J’avais changé d’avis avec Allan mais avec ce qu’il avait fait, j’étais plus que persuadé que l’amour, cela n’existait pas. L’attirance sexuelle oui, l’amour non. J’essayais de défaire la main du jeune homme de mon bras mais il serait fort, sans pour autant me faire mal. Mais quand même.2981 12289 0
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MessageSujet: Re: I hate you, I love you ❖ allan&evy   Ven 25 Mai - 21:09


Il ne s’attendait évidemment pas à ce qu’Evy se montre parfaitement heureuse de le revoir mais ses paroles lui firent plus mal que ce qu’il pensait. Il avait l’impression d’avoir un poignard dans le cœur. Une lueur douloureuse passant dans ses yeux, il les ferma assez rapidement après mais sans la lâcher pour autant, pour les ouvrir afin de la fixer, sa lèvre supérieur tremblait légèrement, signe de sa douleur. Il mit encore un instant avant de parler.

- J’admets que je n’ai pas été honnête sur toute la ligne. Je cherchais comment te le dire mais j’ai toujours été honnête sur les sentiments que j’avais pour toi. J’ai été honnête pour toutes mes envies avec toi. Quand il y a eu ce braquage, je n’ai écouté personne parce que je voulais que tu ais la vie sauve. J’aurais dû rester caché dans ce fourgon mais quand j’ai vu que tu étais en danger, je n’ai pas réfléchis. Evy, il faut que tu me croies, il faut que tu m’en parle. J’ai été à l’hôpital pendant tout le temps de ton opération. On m’a demandé de rendre des comptes, je n’ai pas voulu faire ça en dehors de l’hôpital. Mais seulement, quand je suis revenu dans ta chambre, tu avais disparus. Le médecin m’as seulement dit que tu allais bien et que rien n’avait été compromis. Il ne voulait pas m’en dire plus. Je suis venu te voir à ton appartement mais il n’y avait personne. J’ai attendu mais sans voir personne.

Sa voix tremblait légèrement alors qu’il avait tenu son discours. Il avait envie d’avoir la chance de lui expliquer toute l’histoire. Il était désolé de ne pas avoir trouvé le courage de lui parler, de lui dire ce qu’il faisait mais il n’avait jamais voulu lui mettre les lunettes. Il avait cherché mille et un moyen de la mettre sur la piste, en avait bien tenté quelque un probablement trop subtile. Il avait tellement eu peur de la perdre qu’il l’avait perdu. Il avait envie de se pardonner mais il ne savait pas comment. Il avait envie de lui expliquer tout ce que lui avouer la vérité aurait impliqué mais en réalité, cela n’avait aucun intérêt et il s’en fichait parce qu’elle était la seule qui important. Même s’il aurait pris entre sa loyauté envers elle et envers son patron. Il n’aurait pas pu partir avec elle sans se retourner mais il pouvait la sauver de la prison. Il se sentait tellement mal par rapport à son histoire et savoir qu’elle n’avait pas envie d’entendre sa version lui faisait beaucoup de mal mais il l’admettrait plus tard, c’est peut-être mérité. En cet instant, il voulait surtout qu’elle entende qu’il l’avait réellement aimé.

Il espérait qu’elle accepte de l’écouter, au moins d’entendre sa version. Par la simple phrase qu’elle avait prononcée, il avait eu l’impression qu’elle le prenait pour un homme profondément mauvais alors que ce n’était pas le cas. Il ne voulait pas nier ses erreurs, il acceptait de les reconnaître mais il ne pouvait supporter d’entendre qu’il n’avait été que mensonge avec elle alors qu’il avait été plus sincère qu’avec n’importe qui. Il avait seulement toujours du mal à lui dire combien il l’aimait et la seule fois où il avait su, elle était inconsciente, il avait cru la perdre. Il voudrait tellement encore lui dire « je t’aime » mais il n’y arrivait pas, il avait tellement peur qu’elle lui jette ses mots à la figure, surtout après ce qu’elle venait de dire.
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MessageSujet: Re: I hate you, I love you ❖ allan&evy   Ven 25 Mai - 23:10

I hate you, I love youJe ne savais pas à quoi Allan s’était attendu en cherchant à me retrouver mais s’il avait pensé que je serais ravie de le revoir, que j’allais lui sauter dans les bras, il s’était trompé. Bien sûr que j’étais contente de le voir, il m’avait manqué cet abruti. J’avais eu peur qu’il n’ait été blessé dans la fusillade malgré son gilet. Mais je n’arrivais pas à oublier ce qu’il avait fait. Il m’avait menti, il avait essayé de se servir de moi pour faire tomber mon milieu. Et au passage, il avait pris du bon temps, me laissant une petite fille de huit mois à charge. Alors non, même si Eléane était mon soleil, je ne pouvais pas lui sauter dans les bras. Parce que s’il m’avait dit la vérité sur son métier sans que j’aie à le découvrir, bien sûr que je serais resté auprès de lui. Eléane avait besoin de son père et moi aussi. Mais il m’avait menti. Je croisais les bras en fronçant les sourcils quand il reprit la parole, visiblement blessé par ce que je lui disais. « Oh, tu ne savais pas comment me le dire? Je ne sais pas moi, peut-être avec juste "Evy, je suis de la police…". Cela aurait suffi. Mais non, tu ne l’as pas fait. Alors arrête de faire croire que tu voulais me le dire. » En tout cas, j’étais un peu rassuré. Il était allé voir le médecin mais ce dernier n’avait pas parlé de ma grossesse. Il ne savait donc pas qu’il avait une fille. Parce que j’avais eu peur en le voyant qu’il ne connaisse l’existence d’Eléane et qu’il ne me l’enlève. Sauf que je refusais cette simple idée. J’étais la mère de ma petite princesse et elle avait besoin de moi. Je le regardais simplement tout en essayant de rester le plus neutre possible. « Bon, comme tu peux le voir, je vais bien. Tu peux me lâcher et repartir en Afrique du Sud si tu veux maintenant. » J’étais peut-être méchante mais je savais que s’il restait en ville, on serait sûrement amené à se revoir. Or, cela comportait un risque pour moi, celui que je retombe sous son charme. Et je m’y refusais. Parce que je savais qu’Allan ne m’aimait pas, qu’il ne s’était rapproché de moi que pour sa mission. Et je ne voulais pas souffrir d’un amour à sens unique, d’autant que désormais, il y avait Eléane.2981 12289 0


Dernière édition par Evy Keely le Sam 26 Mai - 12:23, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: I hate you, I love you ❖ allan&evy   Ven 25 Mai - 23:30


Elle n’avait pas tort, il suffisait de lui dire simplement mais il avait eu tellement peur de la perdre. Il se sentait encore plus idiot alors qu’il l’entendait. Il tenta de contenir encore sa voix, il était clair qu’il était empreint de remord.

- Ce n’était pas si facile. J’avais tellement peur de te perdre en disant que j’étais retombée sur toi par hasard. Alors que je t’avais tant cherché avant. A chaque fois qu’il s’agit de toi, j’ai toujours eu peur, je n’ai jamais eu de cran, le cran de te dire combien tu étais belle à 17 ans, le cran de te dire que tu m’as toujours fait sourire, sentir idiot et même le devenir, chaque fois que je te vois depuis qu’on se connait c’est comme ça, chaque fois que je veux dire quelque chose, je me sens débile et je perds mes moyens. Je sais que ça n’excuse pas tout et j’ai vraiment été un crétin de ne pas trouver un courage, de ne pas mettre des indices plus flagrant pour que tu puisses le deviner à défaut d’avoir les mots mais j’avais tellement peur de te voir franchir la porte pour ne plus revenir... Encore une fois. Et je suis conscient qu’au final j’ai fait bien pire... Evy, je ne te demande pas de me pardonne, juste de me laisser m’expliquer. Je n’ai jamais voulu te mettre en taule.

Il soupira alors qu’elle déclara qu’il pouvait repartir dans son pays s’il le voulait, c’était blessant mais il se devait de l’accepter. Il avait fait une connerie et elle n’accepterait pas de lui laisser une place dans sa vie comme ça. Il savait qu’elle ne pardonnerait pas si facilement et il se devait de tenter de lui prouver qu’il était sincère.

- Je ne veux pas retourner en Afrique du sud. Je suis venu pour te voir, te parler et me faire pardonner même si je ne m’attends pas à ce que tu le fasses de sitôt. J’ai mis en pose mon métier, pour te retrouver, pas juste pour savoir si tu allais bien même si ça m’importe, pour parler avec toi, m’expliquer. Je n’ai pas réfléchi et j’ai vu ton regard. Mais pendant que tu étais inconsciente, il s’est passé des choses... Evy, je t’en prie, laisse-moi m’expliquer. Si je n’en avais rien à faire de toi, je ne t’aurais pas reconnue à cette musique de téléphone. Celle qui signifie tant pour toi.

Il espérait ainsi marquer des points et avoir le droit de parler, de proposer de s’asseoir et de ne pas risquer qu’elle parte en courant dès qu’il lui lâcherait le bras. Il voulait juste avoir la possibilité d’être sincère.
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MessageSujet: Re: I hate you, I love you ❖ allan&evy   Sam 26 Mai - 18:50

I hate you, I love youJe n’en revenais pas qu’Allan puisse me sortir qu’il ne savait pas comment me parler, comme m’annoncer qu’il était de la police et que si nous nous étions retrouvés, c’était par pur hasard. Je me fichais qu’il ait eu pour mission de faire tomber le milieu des courses. Je me fichais qu’il ait été dans la police. J’aurais juste aimé qu’il soit honnête avec moi, qu’il me dise honnêtement les choses. Mais il ne l’avait pas fait. Et pourquoi? Parce que soit disant, il avait peur de me perdre. Le résultat était exactement ce qu’il avait sois disant voulu éviter. Je croisais les bras avant de les serrer contre moi, le visage fermé. « Allan, l’honnêteté prime sur tout. Oui, j’aurais pu être en colère d’apprendre que tu étais dans la police. Mais au lieu de cela, tu m’as menti sur des suppositions. Tes suppositions. J’ai manqué de personnes honnêtes dans mon entourage, je pensais pouvoir te faire confiance… Je me suis trompée. » Je n’avais pas tant eu de personnes que cela dans mon entourage, j’étais une solitaire à la base. Ma mère m’avait caché pendant quinze ans qu’elle était obligée de se prostituer pour nous faire vivre. L’homme qui m’avait élevé, que j’avais considéré comme un père, n’avait vu en moi qu’une future prostituée. Et maintenant Allan… Alors que j’aurais pensé qu’il était honnête. Mais apparemment, je ne l’avais pas aussi bien cerné que je l’aurais pensé. Je m’en voulais d’être aussi méchante avec lui, de ne pas lui pardonner alors qu’il me disait qu’il s’en voulait, qu’il n’avait pas voulu ça. Mais en même temps, je n’étais pas le genre de personne à pardonner aussi facilement. Il avait perdu ma confiance. Et comme je pouvais être rancunière, il allait avoir du mal à la retrouver. Mais au fond, je pensais à Eléane. Elle avait huit mois mais je l’élevais seule. Et si pour l’instant, cela me convenait, je me doutais qu’elle voudrait savoir qui était son père plus tard. Et quoi de mieux pour élever un enfant avec un homme que de le faire avec son père? Mais je ne pouvais pas lui balancer tout de blanc que lors de la fusillade, j’étais enceinte de lui… Par contre, je fus touché quand il m’annonça qu’il comptait rester à Vancouver, qu’il avait mis en pause son métier de policier pour me retrouver. Je ne m’étais pas attendu à ce qu’il soit ainsi et au fond, je sentais que je fondais. Jamais personne n’avait été comme cela avec moi et peut-être qu’il n’avait pas tort, que je devrais le laisser s’expliquer. Je soupirais tout en baissant la tête. « Bon, très bien. Suis moi, je connais un café pas très loin… » J’allais le laisser s’expliquer, il n’y avait pas de problème là-dessus. Par contre, si ses explications ne me satisfaisaient pas, il était clair que j’allais le lui dire. Tant pis si je devais le blesser, c’était déjà fait de toute façon alors un peu plus ou un peu moins. La suite de notre relation allait dépendre de cette discussion.2981 12289 0
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MessageSujet: Re: I hate you, I love you ❖ allan&evy   Sam 26 Mai - 23:03


Allan baissa la tête alors qu’elle disait qu’elle aurait pu être en colère et qu’elle pensait lui faire confiance. Il se sentait tellement idiot, il devait reconnaître qu’il aurait dû se faire force d’être sincère. Et il le devrait probablement s’il voulait qu’elle puisse lui faire confiance et qu’il puisse avoir une chance. Il ne savait pas vraiment quoi lui répondre à part encore dire combien il était idiot.

- Je sais que j’ai été un gros con. Je suis parti sur mes principes sans faire confiance au sentiment que tu me portes. Je sais que tu aimes la sincérité pourtant.

Il serra les mâchoires, ne sachant pax exactement à quoi s’attendre. Il se sentait vraiment idiot. Il regrettait sincèrement d’avoir agis comme un sombre crétin. Finalement, elle proposa d’aller dans un café pour discuter. Il hocha la tête et la suivit dans le lieu qu’elle désirait. Il s’assit, lorsque le serveur vint, comme toujours, il commanda un verre d’eau. Il savait qu’il allait devoir lui dire toute la vérité, il se sentait moite, tremblant, les jambes coupées, il était heureux d’être assis dans un certain sens. Il serra les lèvres, cherchant ses mots, il devait être sincère, commencer dès le début. Se montrer à la hauteur de ce qu’elle lui avait accordé.

- sache que ce que je vais te dire n’est pas facile pour moi. S’il te plait, laisse-moi finir  et ne m’interromps pas. Je sais que je suis un crétin et surtout quand il s’agit de toi. Mais tu vas comprendre quand je t’aurais tout dit.

Il avala un trait d’eau avant de se décider à tout énoncer. Cela allait être la discussion la plus difficile qu’il ait eu à faire. Même tenir tête à ses parents et les coups qu’il avait reçu lui semblait plus facile.

- La première fois que je t’ai vu, je t’ai tout de suite trouvé très belle. J’ai aussitôt été sous ton charme mais tu ne semblais même pas m’avoir vu. Tu trainais avec ma sœur, je passais parfois en coup de vent, parfois je restais là entre deux pièces à vous regarder toutes les deux, enfin surtout toi. Je n’arrivais pas à me détacher de toi. Et puis ma sœur s’est fait jeter dehors. J’étais surpris, j’ai tenté de faire entendre raison à mes parents, sans succès. Et puis je ne t’ai plus jamais revu, je n’ai pas retrouvé ma sœur. Je m’étais dit que je vous retrouverais l’une avec l’autre mais je n’ai pas su, j’ai pu croiser ma sœur mais elle ne m’a jamais parlé de ou tu te trouvais. Je n’ai cessé de penser à toi et personne n’a pris ta place. Mes camarades de classes mon surnommé Evyman ou alors la blague est que j’étais Evysexuel. J’ai voulu t’oublier, mais je n’ai pas su. Je n’y suis pas arrivé alors je me suis jeté dans le travail à corps perdu. Et puis un jour, il y a eu cette demande d’enquête, mon co-équipier, s’était fait tiré dessus. Il était vivant mais en rééducation, on m’avait mis avec quelqu’un le temps de faire, un jeune super rigide et puis je t’ai vu de sortir de cette voiture, si belle, si femme. Tu as illuminés cette nuit, j’étais incapable de réagir. Je suis resté bête. Je n’avais pas imaginé que nous finirions par flirter ensemble. J’ai voulu arrêter cette enquête, mais le débile de nouveau a fait un rapport, il ne comprenait pas. Je me suis pris une tape sur les doigts. Comme on savait que la seule menace qui était valable, c’était celle de me privé de mon co-équipier et meilleur ami. J’ai voulu te le dire mais je voyais ton sourire, je voyais tes yeux qui brillaient...

Il se stoppa un moment pour boire un peu de son nom. C’était dur, il se sentait encore plus con.
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MessageSujet: Re: I hate you, I love you ❖ allan&evy   Dim 27 Mai - 23:15

I hate you, I love youJe ne savais pas quoi faire, j’avais à la fois envie de m’énerver contre Allan, de ne plus le laisser s’approcher de moi. Mais j’avais également envie de me blottir dans ses bras, de l’embrasser et de lui parler d’Eléane. De ma fille, de notre fille. De cette petite princesse qui lui ressemblait tellement que ce soit physiquement mais également au niveau du caractère. Cette petite demoiselle qui faisait que je n’arrivais pas à l’oublier, que je n’arrivais pas à faire taire mes sentiments pour lui. Alors que j’aurais toutes les raisons du monde de le détester. Mais non, je continuais à l’aimer. Et je ne savais pas quoi faire. Parce que j’avais toujours cette rancœur en moi à son égard. Je l’invitais donc à aller dans un café pour que l’on puisse discuter tous les deux, histoire de mettre les choses à plat. Un serveur arriva rapidement pour prendre notre commande et pour ma part, mon choix se porta sur un soda avec de l’arôme citron. Une fois que l’on fut servi, le jeune homme reprit la parole, me demandant de ne pas l’interrompre. Je hochais simplement la tête, buvant une gorgée de mon verre à la paille. Je le laissais alors parler, m’expliquer ce qu’il avait pensé de moi dès l’instant où il m’avait vu pour la première fois. Je ne m’étais pas attendu à ce qu’il me disait, je n’aurais jamais imaginé qu’il puisse avoir été sous mon charme alors que je n’étais que la fille d’une domestique de ses parents. J’eus une petite grimace quand il me rappela la réaction de ses parents quand ma meilleure amie, et donc sa sœur, avait été jetée dehors quand elle avait annoncé son homosexualité. Mais je n’arrivais pas à croire qu’Allan ait pu être aussi amoureux de moi, que mes sentiments aient pu être partagés. Et d’après ce que je comprenais, c’était toujours le cas, il semblait toujours amoureux de moi. Mais désormais, j’étais encore plus perdu. Je savais que le jeune homme m’aimait, je l’aimais également. Mais je lui en voulais toujours. J’aurais aimé pouvoir lui dire que je l’aimais depuis aussi longtemps que lui m’aimait. Mais je ne voulais pas lui sauter au visage. Je voulais qu’il comprenne qu’il m’avait blessé et pour cela, j’avais besoin de me refuser à lui pour le moment. Même si ce n’était pas ce que je voulais, je n’aurais pas le choix. « Tu sais… Quand je suis venue aider ma mère les premiers jours où elle commençait à travailler, j’ai eu peur quand j’ai su que le couple avait deux enfants. J’aie toujours vu les gosses de riches comme des enfants capricieux, imbus de leur personne. Même si j’ai grandi dans une grande maison avec de quoi manger, ma mère a beaucoup sacrifié pour m’élever. Mais dès l’instant où je t’ai vu, je suis tombée amoureuse. J’ai toujours pensé que ce n’était pas réciproque. Après tout, j’étais la fille d’une domestique de ta famille, c’était impossible pour moi. Alors le fait que l’on se soit rapproché avec les courses, c’était incroyable… Jusqu’à la fusillade… J’ai cru descendre aux enfers quand j’ai compris que tu étais de la police… » Et j’avais fui. Je n’avais pas voulu entendre ses explications. D’autant que j’avais les sens bouleversés car j’avais appris que j’étais enceinte. J’aurais été capable de tout lui balancer, de le pardonner sans problème. Mais il n’aurait pas retenu la leçon. Chose que j’espérais qu’il ferait désormais. 2981 12289 0
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MessageSujet: Re: I hate you, I love you ❖ allan&evy   Dim 27 Mai - 23:42


Allan s’était attendu à tout sauf à ce qu’elle dise que le sentiment était réciproque. Il se sentait encore plus idiot. Il mit une main sur la table dans la direction, de sorte à ne pas la prendre de force, mais que ce soit comme une proposition. Il ne voulait pas la forcer mais il ne sut s’empêcher de sourire pour ce qu’il savait même si son air devint grave alors qu’il parlait de sa descendre au enfers. Il se devait de reprendre. Il regarda son verre avant de la regarder un instant.

- Si j’avais su, je me sens encore plus con maintenant. C’était incroyable pour moi aussi. Même si chaque seconde j’étais tiraillé entre plusieurs loyautés différentes, celle vis-à-vis de mon co-équipier et meilleur ami, celle que j’ai envers toi et celle pour mon travail. A aucun moment, je n’ai voulu te mettre en prison et je cherchais une solution pour que tu y échappes. J’ai voulu te donner des indices mais sans doute trop faibles parce que j’avais peur de ta réaction, comme un crétin. Parce que je craignais plus de te perdre que de perdre mon co-équipier ou mon boulot, j’ai laissé mon pantalon d’uniforme trainé, des papiers de travail, le contrat de location, mes affaires étaient dans ma garde-robe même pas cachées... Mais je n’ai pas su te le dire en face, je cherchais des solutions, des idées, je me détachais et puis, il y a eu ce braquage, je savais que t’y étais vu les messages qu’on s’était envoyé. Je n’ai écouté personne et j’y suis allé, mon meilleur ami m’a dit que c’était la pire manière de l’apprendre pour toi alors je lui ai dit de prier qu’il ne se passe rien en faisant la promesse que cette fois-ci je te dirais tout, j’avais trop peur de te voir mourir. Sauf que j’ai vu la panique, je t’ai vu te jeter sur la fillette pour l’aider, je l’ai vu braquer son arme et je n’ai pas réfléchis, une balle en plein cœur. J’ai compris qu’il avait tiré et je n’aurais pas su resté à l’écart comme froid. Je devais savoir si tu allais t’en sortir, j’ai vu ton regard, je t’ai vu sombré et je t’ai supplié de ne pas m’abandonné disant à quel point je tenais à toi. J’étais dans l’ambulance en train de te tenir la main. Ils ont même dû me retenir à plusieurs et me donner un calmant pour que je n’aille pas avec toi dans la salle d’opération. Et puis le grand patron et la police des polices est arrivées pour s’assurer que je n’avais commis aucune erreur. Le petit avait encore craché sur mon dos. J’ai été entendu pendant 12h, sur l’enquête, sur le braquage, savoir pourquoi j’étais intervenu, pourquoi ça n’avançait pas. J’ai expliqué tout ce temps que ce n’était pas facile de s’introduire dans un réseau clandestin, que j’avais un contact mais que je devais être sûr de sa confiance et qu’il ne serait pas mis en cause. J’ai aussi dit que tu étais ma petite amie, que je connaissais depuis mon enfance, une vérité facilement vérifiable mais je n’ai pas précisé que tu déposais l’argent de ta course... Et puis, ils m’ont relâchée, en disant que les informations qui leur avait donnée, ne semblait pas être fondée. Et puis je suis allé te voir, pour trouver le lit vide et un médecin qui me cachait une chose, je ne sais toujours pas laquelle. Je devenais fou, entre me faire découvrir comme ça, l’interrogatoire et ta disparition. Je n’ai pas fini cette enquête, je l’ai laissé à un autre. J’ai demandé ma pause carrière pour te rechercher. Je voulais tout t’expliquer, te dire que je conscient d’avoir trop attendu jusqu’à ce que le destin force, que je regrette sincèrement et que je me sens profondément idiot. Je te devais cette franchise.

Il se tut un instant et baissa la tête n’osant pas la regarder, il avait peur de lever les yeux et de ne plus la voir, peur de sa réaction mais il devait.
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I hate you, I love you ❖ allan&evy
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