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 Remembering old times | William & Bo

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MessageSujet: Remembering old times | William & Bo   Mer 4 Avr - 15:23


Une heure entière qu’il s’évertuait, et pourtant ce n’était pas encore ça. Il s’en fallait d’un rien, et c’était bien là le plus rageant dans toute cette histoire. En d’autres occasions il aurait certainement renoncé, mais pas là. Non, car depuis deux jours il avait pris une grande décision : son chemin serait dorénavant uniquement pavé de succès étourdissants, d’accomplissements grandioses dont il pourrait être fier, à tel point que des ménestrels chanteraient ses louanges pour des siècles et des siècles.

Si sa volonté ne fléchit pas, alors rien ne pourra jamais l’arrêter. Mon esprit est une arme, tranchante comme l’acier, ardente comme la flamme, insaisissable comme le torrent, destructrice comme le lance-pierres, voilà en substance les encouragements qu’il s’adressait. Il inspira profondément en fermant les yeux, laissant l’adrénaline envahir la moindre parcelle de son corps. Ses muscles étaient douloureux à force d’être sollicités, mais il ignora leur plainte. Il était invincible. Quand il se sentit prêt, il ouvrit les yeux et laissa s’échapper toute cette énergie, lançant ses dernières forces dans la bataille. Et il réussit.

Face à lui, le reflet dans le miroir de la salle de bain ne mentait pas : sa langue touchait bien le bout de son nez ! Zut, il n’avait pas pris son téléphone avec lui pour immortaliser sa victoire ! Et pourtant, le mental avait bel et bien triomphé sur le corps, c’était incontestable. Euphorique il se précipita dans l’appartement, tout à son bonheur de montrer sa prouesse à son cousin. « WIIIIIIIIIIIIIIILL… TU NE DEVINERAS JAMAIS !!!!!!!!! IL FAUT ABSOLUMENT QUE TU VOIS… »

Vision d’horreur. Il venait de débarouler dans le salon, manquant à moitié de glisser sur le parquet fraichement ciré. Oh non… Par où commencer pour décrire une telle scène ? Par William Campbell, professeur d’université de son état, avachi dans le canapé en caleçon et t-shirt pyjama, un mini saladier de guacamole calé sur le bide, et une boîte de Pringles goût BBQ à moitié vide posée à côté de lui dans laquelle il piochait avec frénésie. A la télé, des adolescents décérébrés pataugeaient dans une piscine, et il semblait passionné par leurs aventures. Il ne manquait plus qu’un duo d’Adèle et Sam Smith en fond sonore et l’allégorie du coup de blues eût été parfaite.

Totalement coupé dans son élan, et ayant même oublié qu’il était désormais capable de se lécher le pif, Bo s’approcha à pas feutrés du canapé, un peu comme on aborde une bête sauvage. Avec prudence, et contre le sens du vent. Il se coula dans le canapé, restant à distance raisonnable de Will, et évitant par-dessus tout d’être celui qui créerait le contact visuel. Fixer l’écran lui semblait une attitude raisonnable à adopter. D’ailleurs Kelly venait de se faire chouraver son haut de bikini par un Mike hilare qui courait partout  dans la villa.

« Tu es sûr que ça va ? Je m’inquiète tu sais. »

Mains sur les genoux, le dos droit, les sens en alerte. Prêt à fuir en direction de sa chambre au moindre signe d’agressivité.
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MessageSujet: Re: Remembering old times | William & Bo   Dim 8 Avr - 10:09

Le quatre avril. William détestait le quatre avril. C'était à cette date que, des années auparavant, sa femme était morte de maladie. Rose. Il avait fait son deuil après plusieurs années de dépression et allait mieux, mais cette date anniversaire restait toujours douloureuse et signifiait journée de déprime pour lui. Il avait annulé tous ses cours de la journée, se contentant de traîner chez lui tel un miséreux. Il n'avait même pas pris la peine d'enfiler un pantalon, se contentant de sortir un vieux reste de guacamole du frigo et de s'installer devant des télé-réalités débiles. Attendant que cette foutue journée passe. Ombeline était partie sans lui parler, comprenant qu'il fallait qu'on lui foute la paix. Bo par contre... Il venait de débarquer dans le salon en hurlant, et le professeur s'était contenté de l'ignorer superbement. Il continua à piocher dans les pringles, machant avec conviction afin de couvrir la voix de son cousin. L'émission continua, Mike avouant à Jordan qu'il se ferait bien Kelly dans l'arrière-cuisine. Et Will sentait que Bo était toujours là, dans son dos, à observer l'étrange animal qu'était le Will du 4 avril... et il finit par s'asseoir à l'extrémité du canapé. Une minute passa, puis deux, et Bo finit par lui demander si ça allait. Il voulu un instant faire comme s'il ne l'entendait pas, désirant rester dans les folles aventures de ces jeunes décérébrés plutôt que de parler de ce qui n'allait pas. Sans un mot, il se contenta de pointer du doigt le calendrier accroché au mur, avant de replonger sa main dans le paquet de pringles et de plonger le trésor salé dans le bol de guacamole. Résigné car comprenant que Bo ne partirait pas sans une réponse, il soupira.

-Ca fait huit ans aujourd'hui.

Huit ans qu'il était dans cette froide chambre d'hôpital trop blanche, trop propre, trop remplie d'une odeur aseptisée. Huit ans que l'amour de sa vie avait fané. Bordel (et non pas Bo Dell).
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MessageSujet: Re: Remembering old times | William & Bo   Mer 11 Avr - 15:28


Comment Bo avait-il pu oublier cette date ? Assez facilement en fait. Tout simplement parce qu’il n’a jamais compris la vénération que les gens ont pour les comptes ronds. Tout pile, et surtout que rien ne dépasse.
Bien sûr il lui arrive d’être heureux ou triste comme tout un chacun, seulement ces différents états sont provoqués chez lui par un évènement, par une émotion, mais jamais par la simple occurrence d’une date sur un calendrier. Cela n’a aucun sens. C’est comme pour les anniversaires. Qui a eu l’idée saugrenue de les fêter toujours à la même date ? Pour ruiner une surprise on peut difficilement imaginer meilleur stratagème. Mais comme il est déjà considéré comme original à bien des égards, il préfère garder son avis pour lui. A tous les coups on trouverait encore moyen de le prendre pour un demeuré.

Toutefois il était injuste de considérer que William n’était triste qu’à la date anniversaire de la disparition de Rose, et ça Bo en était pleinement conscient. Non, c’était plutôt comme des nuages noirs et menaçants dans un ciel désespérément toujours gris. De gros nuages de guacamole qui lanceraient des éclairs de Pringles sur le monde de la téléréalité. Triste spectacle.
Et le pire dans tout ça, c’est qu’il ne voyait aucune amélioration notable dans l’état de son cousin. Cela faisait huit ans maintenant, et il ne semblait pas davantage prêt à tourner la page qu'au lendemain du drame.
Il faut se rendre à l’évidence, le temps ne fait rien à l’affaire : quand on est triste, on est triste. Et ce d’autant plus qu’on a été heureux avant, ce qui est d’ailleurs sans doute le grand drame de William.

Après avoir jaugé la situation encore quelques instants, Bo se leva et se dirigea vers sa chambre sans un mot. On l’entendit trifouiller : le bruit d’un meuble qu’on déplace, des cliquetis qui ressemblent à une serrure que l’on actionne, un moment de calme, re des cliquetis, le meuble que l’on remet en place, et ce fut à nouveau le silence.
A peine le temps de se demander ce qu’il faisait et le voilà de retour, apportant avec lui une boîte à chaussures toute cabossée.

La relique fut déposée sur la table basse avec d’infinies précautions. Bo inspira profondément. Et maintenant ? Personne n’avait jamais vu ce qu’il y avait dans cette boîte. Cette boîte, c’est son jardin secret, sa réserve personnelle de bonheur en cas de coup dur. Son kit de survie. Ce qu’il a de plus précieux au monde.
Un dernier regard vers William et il avait pris sa décision. D’autorité il éteignit la télévision, mettant ainsi momentanément fin aux tribulations érotico-pitoyables de Mike et Kelly. Il ôta le couvercle, qui portait l’inscription « Attention, araignée méchante » et contempla son trésor.
Objectivement, le contenu était famélique : quelques cahiers à couverture de cuir, un stylo bille bleu au capuchon mâchouillé, un feutre noir, une longue boîte contenant vraisemblablement des photos prises avec un polaroïd … Et une grosse mygale en plastique pour monter la garde.
Ce qu’il cherchait se trouvait parmi les photos. Plus précisément, les derniers clichés à avoir mérité d’intégrer la boîte à chaussures.

C’était en mars, il y a huit de cela maintenant.
Rose était déjà extrêmement affaiblie. Même si personne n’en parlait jamais, tout le monde savait que la situation n’allait pas durer ainsi bien longtemps encore, même Bo. L’ambiance était pesante. L’espoir, mince. Cependant, ce jour-là la météo avait été vraiment exceptionnelle pour cette période de l’année, et Bo avait aussitôt suggéré qu’ils partent tous les trois pour une virée au zoo, histoire de se changer les idées, qui en avaient bien besoin.
Si William avait été au départ opposé à ce projet, il avait dû rapidement s’avouer vaincu devant l’enthousiasme de son cousin et de sa femme.

Son inquiétude fut toutefois très vite dissipée. Sortir de la maison leur fit un bien fou. Bientôt les rires se mirent à fuser à propos de tout et de rien. Rose et William étaient plus amoureux que jamais, Bo mitraillait tout ce qui bougeait avec le Polaroïd qu’ils lui avait offert quelques années auparavant. Ce sont certaines de ces photos qu’ils regardaient aujourd’hui.

Sur la première, Rose était debout, seule, devant l’enclos des éléphants. Sur la partie blanche juste en dessous du cadre, il avait inscrit « Rose, l’éléphant. L’éléphant, Rose ». Déjà à l’époque cette blague était désopilante. Il s’en souvenait comme si c’était hier.
Pris dans son élan, il les avait tannés pour chercher l’enclos des panthères, et que ça ferait une blague plus drôle encore, s’il vous plaaaaaait, mais ils s’étaient montrés inflexibles. Donc tant pis pour la panthère, Rose.

L’appareil de Bo était un très bel objet, avec une fonction retardateur intégrée, les selfies n’ayant pas encore sauvagement envahi la planète.
Les photos suivantes constituaient un témoignage vibrant de l’abnégation de Bo à essayer de maîtriser le retardateur, sans grand succès toutefois. Si Rose et William étaient bel et bien présents sur chaque photo, ils étaient à chaque fois rejoints par des parties aléatoires de l’anatomie boesque. Tantôt son dos, tantôt son œil en très gros plan, parfois le galbe d’une fesse…
Au fur et à mesure des tentatives on pouvait mesurer l’hilarité grandissante des amoureux, tant et si bien que quand Bo arriva enfin à poser sur la photo, les deux autres étaient littéralement pliés en deux, le regard sur leurs chaussures. Et donc partout sauf vers l’objectif, que seul le photographe passablement frustré fixait.
Une très belle photo en somme…

Le dernier cliché, lui, montrait William et Rose, enlacés, se dévorant des yeux à l’ombre d’un arbre. Un instant volé, magnifique travail de paparazzi, planqué dans un bosquet.
Si une personne qui ne les connaissait pas personnellement regardait cette photo, jamais il n’aurait pu s’imaginer que l’un des deux était extrêmement malade. Ils irradiaient de bonheur, comme à chaque instant qu’ils passaient ensemble. Ils étaient magnifiques, on aurait dit un couple hollywoodien.

Après avoir regardé les photos tranquillement, il les fit passer à William, toujours sans un mot.
Ah, saleté de poussière ! En plein dans l’œil…
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MessageSujet: Re: Remembering old times | William & Bo   Ven 13 Avr - 15:06

Rose était une femme merveilleuse. William l'avait su dès leur première rencontre, durant laquelle il était tombé éperdument amoureux d'elle. Elle était belle, pleine d'esprit, et l'intimidait beaucoup. Il n'avait jamais vraiment compris ce qu'elle lui trouvait, mais le fait est que trois semaines après leur première rencontre ils scellaient leur avenir d'un baiser, sans savoir qu'ils n'avaient que six ans devant eux. Ils avaient emménagé ensemble, s'étaient marié, avaient voyagé... La seule ombre au tableau était la maladie de Rose, diagnostiquée deux ans avant sa mort, et qui l'affaiblissait de plus en plus. Elle essayait de garder le sourire - et l'avait gardé jusqu'à la fin - mais William savait qu'elle était aussi détruite que lui. Aujourd'hui, huit ans après, il allait mieux, bien que cette expérience l'eu changé à jamais. Mais le quatre avril, il s'autorisait à être triste. Une journée par an, il imaginait ce qu'aurait été sa vie si Rose était encore là. Aurait-ils fait le tour du monde ? Combien d'enfants ? Son coeur se serrait à cette pensée. Même "Les Anges Québécois visitent Montcuq " ne suffisait plus à lui changer les idées. Il comprit que Bo ne partirait pas, et résigné se prépara à une conversation qui serait sûrement peu plaisante. A sa grande surprise cependant, son cousin quitta la pièce... Pour revenir quelques instants plus tard, une boîte à la main, après que William ai entendu d'étranges bruits venant de la chambre de son cousin. Le professeur avait désormais tourné toute son attention vers Bo, se demandant bien ce qu'il pouvait être en train de trafiquer. Celui-ci arrêta la télévision, le calvaire sonore visuel se termina enfin. Il ouvrit la boîte, laissant entrevoir beaucoup de choses inutiles et des cahiers... Bo tiendrait-il un journal intime ? William n'osait même pas imaginer les choses qu'il pouvait y dire. Et c'est alors qu'il vit les photos.

Il se rappelait de cette journée de mars, mais avait totalement oublié que des photos y avait été prises. Contrairement à la dernière fois qu'il avait vu des photos de Rose, il y avait de cela quelques années, cette fois elles ne lui apportèrent que de la joie et une certaine nostalgie, mais en aucun cas une plus grande tristesse. Voir la tête qu'il avait à cette époque le choqua. Il était plus jeune, certes, mais avait le regard moins sombre, et la ride soucieuse qui trônait souvent sur son front n'existait même pas. Les photos suivantes le firent sourire, ce qui était un exploit.

-Je.. Je ne savais pas que tu avais toutes ces photos.

Sa voix était un peu enrouée tandis qu'il essayait de trouver les mots pour exprimer sa reconnaissance à Bo.

-Ca te dérange si je garde la dernière photo ?

Il allait la mettre quelque part dans son bureau, après tout ces huit dernières années lui avaient bien fait comprendre que nier le passé ne servait à rien.

-Elle t'adorait, tu sais. Tu étais comme un frère pour elle.


Rose avait toujours été très patiente envers Bo, surtout comparé à William. C'était elle qui l'avait encouragé à faire beaucoup d'efforts avec son cousin... Et depuis même s'il ne le disait pas William était toujours prêt à soutenir Bo et à le protéger. On ne choisissait pas sa famille, mais même s'il avait pu choisir il aurait gardé Bo.
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MessageSujet: Re: Remembering old times | William & Bo   Jeu 19 Avr - 11:13


Ayant réussi à grand peine à se débarrasser de la poussière qui siégeait au coin de son œil, Bo observait son cousin qui découvrait les photos de leur escapade au zoo. Cela faisait remonter des souvenirs, mais des souvenirs heureux. William semblait reconnaissant qu’il ait partagé ce moment avec lui. Bo de son côté faisait de son mieux pour ignorer les traces de gras que des doigts pleins de Pringles au guacamole déposaient sur ses reliques. Tout va bien, il passerait un coup de chiffon dessus et elles seraient comme au premier jour. Tout va bien.
Perdu dans la contemplation du tartinage méticuleux opéré par son cousin, c’est à peine s’il entendit sa question.

« C’est une de mes journées préférées, bien sûr que je les ai gardées ! »

Aussi excentrique soit-il, Bo n’en restait pas moins un grand sentimental. Il avait commencé l’écriture de ses journaux quand il avait huit ans, et si sa contribution n’avait jamais été très régulièrement, elle n’avait jamais stoppée non plus tout à fait. A part lui, personne n’avait jamais lu le contenu de ses cahiers, et personne ne les lira jamais, de son vivant au moins. Pourtant, ces quelques centaines de pages de papiers noircies de pattes de mouche constitueraient à n’en pas douter une mine d’informations extrêmement précieuse pour l’humanité toute entière. Etats d’âme, analyses géopolitiques, questionnements métaphysiques, tout y est consigné. Qui suis-je ? Où vais-je ? Que mange-je ? Pourquoi l’autruche ?
Tant de mystères non percés à ce jour et dont les réponses ne sont peut-être pas si lointaines. Mais au risque de se répéter, personne ne le saura jamais.

« Tu peux garder la photo oui. Elle est à toi. »

Et une de moins à nettoyer, ce qui est déjà ça de pris. Quand William lui rend les autres, il les essuie le plus discrètement possible avec le bas de son t-shirt, tout en se promettant de les bichonner plus tard. Il les remit soigneusement à leur place, plaça à nouveau l’araignée en plastique à son poste, prête à bondir sur le malheureux quidam qui aurait l’outrecuidance de profaner le sanctuaire, et referma le couvercle.

« Je sais. Je l’aimais beaucoup aussi. »

Dans la bouche de Bo, cela voulait dire beaucoup. S’il essaye de montrer aux gens qu’il tient à eux le plus souvent possible, à sa manière parfois tordue et souvent mal comprise, en parler lui était en revanche bien plus compliqué. Jamais il n’arrivait à formuler les belles choses qu’il a en tête, et les rares fois où il avait essayé, le résultat avait été… décevant. Ce qui générait frustration, puis abstinence.
Bo se leva, sa boîte à chaussures sous le bras, et avisa son cousin.

« N’essaye jamais de la retrouver. De toute façon tu n’y arriverais pas. Elle est super bien cachée. Je reviens. »

Il s’éloigne d’un pas tranquille, puis avant de disparaître derrière l’angle du mur :

« Je suis sûr que Rose aurait beaucoup aimé Mackenzie. »

Bomb dropped ! Eh ouais, il sait. On ne la lui fait pas comme ça, c’est qu’il a vu des films avec Julia Roberts, il sait comment ça se passe ! Avec des bisous et tout !
Content de lui, il regagne sa chambre, semble mettre le mobilier sens dessus dessous, sans doute pour brouiller les pistes concernant l’emplacement de son trésor. Dix minutes et quelques cliquetis plus tard, le voilà de retour, légèrement transpirant. William n’avait pas bougé, les yeux toujours rivés sur la photo prise huit ans auparavant.
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