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 l'erreur est humaine. (gabriel)

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☇ Occupation : fleuriste, ayant repris ses études en biologie dans le but de devenir enseignant-chercheur en botanique (donc botaniste).
☇ Habitation : chez son oncle Gabriel, dans une villa à l'est.



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MessageSujet: l'erreur est humaine. (gabriel)   Mer 18 Oct - 19:22

Mes yeux se ferment doucement, alors qu'on est installés sur le lit du cabanon, devant la télévision. On se regarde une série mais le sommeil nous guette vicieusement. Je plonge peu à peu dans les songes, sans doute apaisé par l'odeur qui se dégage de ton cou. Tout blotti contre ton corps chaud, je me sens si bien que je finis par m'endormir. Je résiste à peine tant le sommeil me happe ; et la fatigue s'abat dans chacun de mes membres. J'ai beaucoup de repos à récupérer même si je ne l'évoque jamais. Mes nuits ne sont jamais vraiment reposantes : j'enchaîne les cauchemars et les insomnies, m'usant l'esprit davantage. J'ignore comment je suis capable de tenir alors que mon quotidien m'éreinte. Heureusement que j'ai le soutien de mes deux hommes, sinon je m'écroulerais. Je savoure pourtant ce dodo au creux de tes bras, la tête glissée contre ton torse. C'est fou comme cette étreinte est agréable et ressourçant. C'est tout ce dont j'avais besoin, même si Gabriel me prétend toujours le contraire. Alors je m'applique souvent à respecter ses contraintes, ses conseils, juste pour le satisfaire, bien que mon cœur se rebelle et m'incite à entreprendre tout le contraire. Lorsque je me réveille plusieurs heures plus tard, je suis surpris de me retrouver contre toi. Je ne m'attendais pas à passer la nuit à tes côtés, ni de faillir à ma promesse. Alors je ne reste pas plus longtemps et quitte la pièce pour traverser le jardin et retrouver le salon de la villa. Je me déplace jusqu'à la cuisine; dans laquelle je retrouve mon oncle. Assis, les yeux fixés sur son journal, avec son café matinal entre les doigts. Un sourire accroché aux lèvres, je me rends derrière lui, et entoure ses épaules de mes deux bras en me penchant en avant. « Salut. Tu as bien dormi ? » Je ne précise pas que j'ai eu la meilleure nuit depuis des jours. J'embrasse son cou et persiste l'étreinte plusieurs secondes en lisant au-dessus de son épaule. « Tu veux des œufs avec du bacon ? » Je lui propose pour tenter d'être bienveillant à son égard, et apaiser ses nerfs qui semblent être tendus.
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☇ Statut : amoureux mais il a l'horrible sensation que ce sentiment détruit la personne pour lequel il le ressent
☇ Occupation : architecte. il a la chance d'avoir sa propre société, du coup il peut laisser libre cours à sa création parfois démentielle. il a ses bureaux dans le quartier des affaires à Downtown.
☇ Habitation : dans une villa à l'est avec son neveu Staniislas


TOI. Mon ami. Mon confident. Mon premier amant. Toi qui bouleverse mon âme. Mon cœur. Ma chair. Douce présence troublante qui me donne envie de bruler la vie avec ardeur, passion et amour. Toi qui me donne envie de partager une vie à deux. Je t'aime.



TOI. Mon neveu. Le fils que je n'ai jamais eu. Ma fierté. La dose de soleil dans mon cœur. Malgré les tempêtes tu restes unique. Quoi que tu fasses je serais toujours là. Où que tu ailles, tu me trouveras à tes côtés. Je t'aime.



☇ RPs + Liens : Stan & Lip
Erwin
Stan
Felipe

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MessageSujet: Re: l'erreur est humaine. (gabriel)   Jeu 19 Oct - 14:14



" La confiance ne se déclame pas. Il faut l'apprendre. Tout doucement. Il faut que quelqu'un d'autre vous l'apprenne. A grands coups de demains et de câlins."

Lorsque Gabriel va se coucher Stan est encore au cabanon en compagnie de Felipe. Au fond de lui l’architecte bout de rage. Son cœur hurle. Et son âme s’effrite. Il regrette parfois d’avoir dit oui au fait que Felipe puisse venir vivre le temps de se retourner au cabanon. Lieu qu’il avait fait pour son neveu. Un instant il a envie de lui envoyer un sms. Ou même d’aller voir. Mais bon il lui a dit ce qu’il avait à dire et il doit lui faire confiance. Ce qui n’a jamais été bien difficile pour l’architecte. C’est en Felipe qu’il n’a pas confiance. Pour lui ce mec n’est qu’un pourri et rien ni personne ne changera le loup en doux petit agneau. Comme à l’air de le penser avec conviction Stan. Pour Gabriel c’est une vision utopique. Enfin.
C’est l’esprit chargé de doute et d’image sombre qu’il va se coucher. Trouver le sommeil devient alors plus rude que d’habitude. Il tourne et retourne dans son lit. Dés qu’il ferme les yeux c’est l’enfer. Il essaie de penser à Erwin pour apaiser sa colère. Mais au bout d’un temps il n’y tient plus. Il est deux heures du matin. Lorsqu’il passe devant la chambre de Stan le lit est toujours vide. Son poing vient taper sur le mur. Il se fait un café et se perd dans ses dessins durant quelques heures.  S’inondant la tête de sa passion sans vraiment trouver la paix.  Il se pose sur le canapé épuisé mais le sommeil le nargue. Finalement il file sous la douche pour essayer d’apaiser tout le ressenti de cette nuit éprouvante et pleine de doute.  Son corps est douloureux comme son cœur. Stan n’est toujours pas dans sa chambre. Cela blesse Gabriel qui se retient encore une fois de partir au cabanon et de virer bien gentiment les deux jeunes gens. Histoire de leur faire comprendre qu’il faut savoir respecter les règles établies. Mais par peur de se laisser emporter il renonce à l’idée. Il s’habille et va se faire un café qu’il boit à peine. Il  s’installe à la table de la cuisine. Il ouvre son journal qu’il est allé récupérer quelques minutes plus tôt. Il lit mais il a la sensation que les mots s’entremêlent. Son esprit est occupé par Stan. Juste par Stan. Il se demande ce qu’il a pu se passer durant cette nuit. Craignant le pire.
Et puis il entend la porte d’entré. Il fait mine de rien se penchant à fond dans son journal. Gabriel ne réagit même pas aux gestes de tendresse que lui accorde Stan. « Salut. Non pas bien dormi. Et toi ? » Il voudrait avoir une voix normale mais c’est loupé. Elle est plutôt froide signe du désarroi de sa nuit torturée. Il se laisse étreindre, embrasser mais ne rend aucun geste. Même si cela lui déchire le cœur de réagir ainsi. « Non je n’ai pas faim. Je mangerais un yaourt et un fruit plus tard. Mais là faut que je me refasse un café. » Il se retient de balancer en pleine figure à Stan que c'est le fait qu'il n’est pas dormi dans sa chambre qui le met de mauvaise humeur. Mais son neveu doit se douter du pourquoi de son manque d'enthousiasme. Cela lui ronge les entrailles avec virulence. « Au fait tu as passé la nuit dehors ? Ou chez un ami ? Ton lit n’a pas été défait. » Il ose enfin le regarder droit dans les yeux, le visage fermé et le regard marqué par une nuit sans sommeil. « A part que tu es passé la nuit au cabanon. Felipe n’y était pas ? » Après tout il aurait pu aller passer la nuit ailleurs laissant ainsi la possibilité à Stan de redormir dans son cabanon. Au fond de lui il espère que cela soit pour cette raison qu’il n’est pas rentré à la villa. Mais il ne peut s'empêcher de douter et de penser à bien autre chose.


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MessageSujet: Re: l'erreur est humaine. (gabriel)   Sam 21 Oct - 10:32

Je me réveille après une nuit de sommeil reposante, aux côtés de Felipe. J'immerge lentement, profitant de cette sensation de bien-être qui m'envahit. J'ai l'impression d'avoir fait une grasse matinée tant je me sens reposé. J'ai comme un souffle nouveau au creux de la poitrine, semblable à une caresse délicate. Toute l'amertume, les frustrations et la fatigue se sont comme envolées. De la magie ? Non, l'Amour.

C'est alors le cœur plus léger que je m'introduis dans la villa, dans l'intention de me changer et de profiter d'un moment avec mon oncle. Je ne sais pas comment il va réagir de me voir rentrer aussi tardivement, mais je serais incapable de lui mentir. Je pourrais trouver de multiples scénarios pour dissimuler cette faute commise, lui dire que je reviens d'une marche matinale ou d'une soirée, parce que j'ai dormi chez un ami. Mais je ne pourrais cacher cette étincelle de bonheur qui s'est figée dans mon regard. Je suis certain que mes traits sont moins tirés ou déformés par la tristesse. Alors je m'approche, me pose dans ton dos pour te saluer à ma manière. Je dépose un baiser dans ton cou en participant à la lecture de ton journal. Je te sens tendu et fermé, complètement insensible à ma présence. Je ne me démonte pas et reste accroché à tes épaules pour noyer ton cœur de tendresse. J'essaye d'éponger ce qui te rend aussi chamboulé. « Pourquoi ? » Je ne précise pas combien je me sens reposé et tout adouci grâce à cette nuit sans tracas, ou réveils par des cauchemars. Tu me renverrais ta rage en pleine figure. D'ailleurs j'ignore si c'est moi qui t'ai causé autant de tort, parce que je n'ai pas la sensation que tu dormes vraiment bien en ce moment. Tu as toujours l'air d'un lion en cage qui tourne en rond, bouillant et prêt à rugir à la moindre occasion. Alors je tâche de ne faire aucun faux pas pour t'éviter toute frustration supplémentaire. Pourtant, je te sens qui flanche, qui se noie dans le désespoir et la colère. Je sens que je suis responsable, vu la froideur que tu emploies pour me répondre. Je n'ai aucune envie de te confronter, encore moins de croiser tes yeux brillants de rage capables de me torturer. Mais le sujet franchit tes lèvres et me déboussole. Tu as surveillé si j'étais présent sous mes couettes, et je n'imagine pas l'angoisse qui t'a secoué. « Non, non. » Je corrige ton idée sans réussir à émettre la vérité tout de suite. Il faut que j'attende que tu m'aiguilles au sujet de Felipe pour que j'avoue. C'est déstabilisant de te confronter, surtout lorsque tu m'observes avec ces yeux-là. Je baisse alors la tête pour éviter de croiser la hargne qui agite tes pupilles. « Si, il y était. On regardait Game of Thrones et on s'est endormis devant... » Je ne sais même pas comment je suis censé me sentir, malgré le fait que ce ne soit qu'une simple erreur, un endormissement non désiré. Je voulais te faire un autre café mais je suis pris au dépourvu. Je suis juste terrassé par le ton glacial que tu m'adresses et les reproches que tu abordes en sous-entendus. J'aurais dû savoir qu'il s'agissait de Felipe. Encore. Tu fais une obsession sur lui, comme si la haine que tu manifestes à son égard rythmait ton quotidien. La colère empoisonne ton âme, te plonge dans cette tempête incessante. J'aimerais seulement que tu remarques à quel point tu pourrais être plus heureux si tu la laissais s'envoler d'elle-même. Juste l'évanouir au lieu de la laisser te brûler de l'intérieur à chaque fois que le sujet est évoqué. Mais je ne crois pas que ce soit le moment de te provoquer, alors j'attends tes réponses, tes remarques acerbes. J'y suis préparé désormais. Pourtant, ça n'empêche pas cette pointe d'amertume de se coincer contre mon cœur.
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TOI. Mon ami. Mon confident. Mon premier amant. Toi qui bouleverse mon âme. Mon cœur. Ma chair. Douce présence troublante qui me donne envie de bruler la vie avec ardeur, passion et amour. Toi qui me donne envie de partager une vie à deux. Je t'aime.



TOI. Mon neveu. Le fils que je n'ai jamais eu. Ma fierté. La dose de soleil dans mon cœur. Malgré les tempêtes tu restes unique. Quoi que tu fasses je serais toujours là. Où que tu ailles, tu me trouveras à tes côtés. Je t'aime.



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MessageSujet: Re: l'erreur est humaine. (gabriel)   Lun 23 Oct - 15:58



" La confiance ne se déclame pas. Il faut l'apprendre. Tout doucement. Il faut que quelqu'un d'autre vous l'apprenne. A grands coups de demains et de câlins."

Gabriel se sent happé par un sentiment de bien être quand Stan vient l’enlacer de ses bras. Après cette nuit tortueuse la chaleur du corps de son neveu apaise ses profondes  blessures.  Il n’a pas la force de le rejeter. Mais il n’a pas la force de répondre à son élan d’amour. Cela le tiraille. Il reste froid dans sa voix et distant dans ses gestes. Même si son cœur se gonfle d’un bonheur intense qu’il ne peut contrôler. Il aime quand Stan se colle à lui de cette façon. Quand il l’enlace et que ses lèvres chatouillent son cou avec tendresse. Il voudrait le serrer en retour, l’embrasser et au pire s’enivrer de son odeur. Enfin avec le risque d’être perturbé par celle d’un autre. Felipe. Et ce prénom vient une fois de plus saccager son âme. Il voudrait lui dire ce qu’il éprouve. Ce qui torture son esprit. Mais il n’en pas la force. Si tout pouvait être moins compliqué, il s’en contenterait volontiers.  Car il angoisse de ce qui pourrait découler de cette discussion. Tellement de choses sont passées dans sa tête durant cette nuit.  Les heures s’égrainaient aussi lentes que si elles tournaient au ralenti. Une vraie torture pour l’architecte. Il a surtout peur de faire une gaffe et de braquer Stan en l’accusant alors qu’il est innocent. Il le laisse doucement venir. Tout en gardant cette distance qui lui déchire le cœur. Il ne sait pas trop comment répondre à son pourquoi. Vu qu’il est le centre de cette nuit sans sommeil. « J’étais préoccupé .. » Gabriel n’en dit pas plus. De toute façon depuis le viol de Stan plus rien n’est pareil pour l’architecte. Il trouve plus difficilement le sommeil. Les choses n’ont plus la même saveur. Même s’il fait tout pour retrouver sa joie de vivre et avancer. C’est comme si une part de lui était morte dans cette épreuve douloureuse. Même son appétit. Pourtant il adore quand Stan lui fait des œufs au bacon. Ou plutôt il adorait. A croire que tout reste à réécrire encore. Les démons sont toujours là et à la moindre faille ils s’engouffrent dans le cœur blessé de Gabriel. Comme ils l’ont fait durant la nuit. Il fait part à son neveu qu’il a remarqué son absence. Il détourne ses phrases alors qu’il se doute de là où il a passé sa nuit. C’est une évidence. Mais il garde espoir. Peut être qu’il se trompe. Mais Stan par sa réponse l’accable encore plus. Gabriel essaie de garder un regard doux mais c’est difficile. Et il voit que c’est aussi difficile pour Stan vu qu’il baisse les yeux, alors qu’il lui explique pourquoi il est resté au cabanon. Il soupire. Il se lève. Se refait un café, des gestes machinaux qui ne lui demandent aucune réflexion. Gabriel reste un instant silencieux. Puis il regarde à nouveau Stan. Il voit son visage. Depuis qu’il est entré dans la cuisine il ne l’a pas regardé. Il voit ses traits reposés. L’éclat de ses yeux. Trop brillant. Il respire le bonheur. Et cela achève Gabriel qui sent la colère et la rage grandir au fond de ses entrailles. Pourtant la voix de Stan est sincère. Mais le doute s’installe dans le cœur de l’architecte. Un doute qui le ronge et le fait souffrir d’avantage. « Vous vous êtes endormis devant un feuilleton. » Il passe sa main dans ses cheveux. Le malaise devient plus grand et la pièce semble d’un coup plus petite.  Mais il garde une voix calme, mais au fond de lui c’est la tempête. Parce que cette situation lui est insupportable. Impensable. L’idée même que Stan dorme avec Felipe lui fait horreur. Même si c’est d’un sommeil chaste. « Tu as pensé au souci que je me ferrais en ne te voyant pas dans ton lit. A tout ce qui pouvait me passer par la tête. Bordel Stan. Le cabanon n’est pas à des kilomètres de la villa. Tu aurais pu rentrer. » Si les nuits de l’architecte sont agités, il sait qu’il en est de même pour son neveu. Aucun des deux n’a vraiment retrouvés le repos depuis ce merdier. Et là il ne se serait pas réveillé. Gabriel doute de cette vérité.  Comment Felipe pourrait lui apporter cette paix alors qu’il leur a fait vivre l’enfer. Pourtant les traits du visage de Stan paraissent crier ce bonheur. Ce calme. Et Gabriel ne le supporte pas. « J’avais instauré certaines règles avec Felipe dans le cabanon. J’aimerais que tu les respectes. Je sais que jusqu’à présent tu n’as pas fais d’erreur. Mais c’est assez le bordel dans ma tête .. pas besoin de tout ça en plus. » Sur le coup sa voix monte un peu. Il est à cran. Encore bouffer par sa rage contre Felipe qu’il n’a pas vraiment pu expulser. Même s’il essaie de toutes ses forces de s’en débarrasser. Il est conscient qu’elle reste une faiblesse. Une ombre malfaisante qui plane au dessus de lui. Une bombe à retardement qui pourrait venir foutre le bordel à tout moment dans sa vie. « Je veux juste que tu ne fasses rien que tu regrettes. Tu comprends. » Sa voix se fait plus triste. Gabriel veut juste protéger Stan, même s'il a lamentablement échoué au final. Cela aussi le tue.


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MessageSujet: Re: l'erreur est humaine. (gabriel)   Mer 1 Nov - 18:36

J'ai beau sentir le bien-être m'envahir le cœur à cet instant, je sens que ce bonheur n'est pas assez pur pour l'afficher clairement devant tes yeux. Le responsable ne devrait d'ailleurs pas être cité si je veux éviter que ton regard sombre ne croise le mien. Je n'ai pas envie que ton amertume n'explose à ma figure, ou que tes yeux prennent une teinte obscure difficile à illuminer. Alors je reste coincé contre ton dos pour t'apporter une dose de tendresse, que je croyais suffisante pour effacer les tourments qui t'ont empoisonné cette nuit. Je ne te sens pourtant pas réceptif à mes caresses, encore moins sensible à cette étreinte que j'impose entre nos deux corps. Tu restes avachi sur ton siège, la tête baissée sur ton journal, en tentant de te concentrer. Tes mains ne viennent pas enserrer mon corps frêle ou chercher le contact en tapotant en arrière de ton dos, elles restent plaquées sur la table. Alors j'espère au fond de moi que ta colère ne se manifestera pas, et reste contre toi comme pour me protéger des paroles tranchantes qui pourraient me lacérer le cœur comme le feraient des poignards. Ta hargne ne tarde pourtant pas à éclairer les doutes qui semblaient te rendre silencieux, et à éclater à travers la pièce. Je n'ai pas le choix de m'écarter de ton corps, me sentant repoussé par celui que j'aime le plus au monde. « Oui. » Je confirme seulement tes propos sans en ajouter davantage, puisque je t'ai révélé la vérité. J'entends ensuite les remarques supplémentaires qui continuent de foudroyer mon cœur chamboulé. Tes craintes vivement exposées me donnent le sentiment que tu ne me fais pas suffisamment confiance. Pourtant, tu n'as pas à t'inquiéter ni à penser à la trahison. Je n'ai pas l'intention de commettre des fautes dans ton dos. Si des erreurs sont réalisées, c'est seulement de manière non intentionnelle. « Je suis désolé, je n'ai pas fait exprès. Je n'ai pas voulu t'inquiéter Gab. » Je m'excuse car je sais à quel point tes angoisses peuvent revenir te hanter lorsque tu crains pour ma santé ou ma vie. Je ne m'amuse pas avec cette peur, et je n'ai pas pensé à ça quand mes yeux ont commencé à se fermer devant la télévision. « Je les respecte. Je n'ai pas fait attention une nuit c'est tout. Si tu as surtout peur qu'on ait fait quelque chose, ne t'en fais pas, j'ai dormi tout habillé. » Je lâche avec un ton légèrement hargneux pour te faire comprendre ce dont tu sembles douter. J'ai l'impression que tu laisses ton esprit fermé justifier tes réactions, et t'emporter dans un élan d'injustice. Tu t'énerves surtout pour les mauvaises raisons et te laisses aspirer par la hargne éprouvée par rapport à des idées erronées. « C'est à dire ? Rien que je ne regrette ? » Je ne comprends pas toujours ce que je suis censé faire avec toi. Alors je pointe mon regard plein de détresse dans le tien, totalement perdu.
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MessageSujet: Re: l'erreur est humaine. (gabriel)   Dim 5 Nov - 17:48



" La confiance ne se déclame pas. Il faut l'apprendre. Tout doucement. Il faut que quelqu'un d'autre vous l'apprenne. A grands coups de demains et de câlins."

Gabriel pense qu’il est peut être trop froid. Trop dur avec Stan. Son neveu respire le bonheur et lui ne lui envoie que sa colère en retour. Mais le problème est pourquoi il est heureux. Difficile à avaler pour Gabriel. Il a du mal à croire que son neveu puisse éprouver ce genre de sentiment avec un monstre pareil. Le fait d’avoir passer la nuit avec Felipe éclaire le visage de Stan d’une lueur qui fait mal à l’architecte. Elle se voit comme un nez au milieu de la figure. Et ce bonheur explose le cœur encore meurtri de Gabriel. Avec un autre, la pilule serait passée. Mais avec ce connard tout devient difficile. Alors il reste distant, même si son comportement le révolte intérieurement et le fait affreusement souffrir. Il se demande si Stan en prend réellement conscience. S’il se rend compte combien cette relation tue son oncle. Le brulant de l’intérieur comme un feu ardant et acide. Gabriel ne cherche pas à mettre en doute les dires de Stan. Mais il ne peut s’empêcher de jeter le doute dans la discussion. Et le reste de ses paroles ne sont pas tendres non plus. L’architecte a eu envie dans la nuit en voyant le lit vide de Stan d’aller au cabanon. Mais il ne l’a pas fait. Par peur de réagir comme un con en les voyant dans les bras l’un de l’autre. Par peur d’avoir des gestes inconsidérés en faveur de Felipe. De retrouver la colère qui l’avait animé à l’hôpital quand ils les a vus lèvres contre lèvres. Il s’est retenu, pas par rapport à Felipe car il sait qu’un jour il lui dira vraiment sa façon de penser. Mais par rapport à Stan ne voulant lui infliger une nouvelle blessure. Et là d’une certaine façon il l’assassine alors qu’il c’est juste endormi dans les bras de son putain d’agresseur. Ou du moins l’instigateur. Et Stan s’excuse comprenant l’angoisse qui a saisi son oncle au cours de la nuit. Cette angoisse contre laquelle il se bat chaque jour et qui est lourde de conséquence en cet instant pour son neveu. « Oui j’ai peur. Oui je m’angoisse. Tu as vécu l’enfer à cause de lui. Et je ne suis pas prêt de pardonner ce qu’il t’a fait endurer. Je le tolère sous mon toit et je le fais uniquement pour toi. Alors essaie de ne pas mettre de l’huile sur le feu. Je ne suis pas certain de pouvoir encaisser si tout devait à nouveau basculer. » Cela le crève de penser au pire. De ne pas voir en Felipe ce que voit Stan. De ne pas voir qu’il fait tout pour se racheter. Et que Stan ne fera rien d’irraisonné. Mais vu l’entourloupe que Felipe lui a déjà fait. Gabriel doute encore qu’il ne puisse pas partir en vrille et blesser Stan. Voir pire le détruire. Leurs regards se kidnappent et Gabriel y voit une détresse sans fin. Ce n’est pas ce qu’il veut. Il se rend compte que face à tout cela il est surement moins fort que Stan. Alors que c’est lui la victime. Gabriel a juste été la victime de sa rage vicieuse et destructrice. Alors il laisse tomber son café, il le finira plus tard et il s’approche de Stan. Son regard se fait plus doux sous les mots du gamin. Qui a grandi bien trop vite pour lui. « Comme te donner à lui. Avec ce qu’il t’a fait subir. Je veux être certain que si tu le choisis. Il ne t’apportera pas une autre source de regret. » Il vient mettre sa main sous son menton et plonge d’avantage son regard dans celui de Stan. Puis il pose un baiser sur son front. « Je veux que tu sois heureux. Et pas aveuglé par un pardon trop vite fait. » Gabriel le prend dans ses bras et le serre contre lui. Chose qu’il aurait du faire dés qu’il a franchi la porte de la cuisine. Il pose sa tête au creux de son épaule et lui parle avec douceur. « Je suis désolé aussi de me montrer si rude avec toi. Mais j’ai encore du mal à croire que Felipe puisse te rendre heureux. Qu’il puisse devenir ton amant alors qu’il t’a sali. Et même si tu ne dis rien .. je sais Stan .. je sais que tout cela est un combat pour toi .. un combat encore plus rude que celui que je mène. » Il retrouve son regard. « Je veux juste que tu ne revives pas tout cela. Je veux juste que tu ne laisses pas penser à Felipe que tout est gagné. Je flippe Stan en pensant au mal qu’il pourrait te faire endurer. Désolé de ne voir en lui que celui qui t’a fait toucher l’enfer. Alors que toi tu vois celui qui peut t’amener au paradis. Je veux juste ton bonheur. Je t’aime tu sais. Je t’aime tellement. » Et il l’embrasse tendrement sur ses joues. Prolongeant l’étreinte. Il s’en veut de l’avoir rendu malheureux dés le matin. Il s’en veut de ne voir que l’ombre et pas la lumière que Felipe met dans le cœur de son neveu. Pour l'instant cela est impossible pour l'architecte.

good vibes.


Dernière édition par Gabriel de St Roc le Sam 11 Nov - 10:36, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: l'erreur est humaine. (gabriel)   Mer 8 Nov - 8:56

Tu me fais part des craintes qui te submergent. Je les écoute, car j'ai envie de les atténuer et t'apaiser pleinement. J'aimerais que tu puisses tolérer notre relation avec Felipe, en plus de souffler chaque fois que je passe un moment avec lui. Tu es trop sur les nerfs quand tu me sais à son contact, sans doute parce que tu as peur qu'un événement regrettable puisse se dérouler. Tu ignores seulement que seule la douceur s'imprègne de nos étreintes, et que je ne le laisserais pas la luxure s'imposer entre Felipe et moi avant quelques semaines encore. J'ai du chemin à parcourir jusque-là, pour retrouver de l'estime et de la confiance en moi. J'en manque cruellement, et ça me bloque, en plus des souvenirs destructeurs qui me restent en tête. « On a juste dormi tout habillés. Il ne s'est rien passé, arrête de t'en faire comme ça. Et de toute façon, il va bientôt partir du cabanon, il s'est trouvé un boulot hier. Il va faire les recherches pour trouver un appartement maintenant. » Cette idée me serre le cœur. Elle m'effraie complètement, parce que cela signifie qu'il va être plongé en pleine solitude et autonomie. Je n'ai pas envie qu'il chute parce que je ne suis pas à ses côtés pour le relever ou lui donner le sourire. Je peine à être tout à fait convaincu de son évolution, même si j'ai envie de lui faire totalement confiance. C'est juste qu'il n'aura plus cette présente pour le maintenir hors de l'eau, chaque fois que l'envie de s'écrouler sera manifestée. Il sait toutefois qu'il peut compter sur moi si le désespoir s'accroche à son âme ou qu'il se fait plus fragile face aux vicissitudes de la vie. Je sens ensuite ta main soulever mon menton et ton regard se fixer au mien. Tu déposes un baiser contre mon front, ce qui me fait énormément de bien. Je me sens rassuré même si la conversation est assez délicate et source de souffrance. « Ça ne va pas te plaire mais même s'il me décevait ou me blessait encore, je ne regretterais pas qu'il soit le véritable premier à me faire l'amour. C'est quelqu'un d'important pour moi, malgré ses erreurs. Et il le sera toujours d'une certaine manière, même si nos chemins devaient se séparer. » Je te confie de manière franche, car même si je n'ai aucune envie de te blesser, te mentir serait un piètre acte déloyal envers toi. Je m'y refuse. La sincérité est la meilleure arme pour soigner les difficultés dans une relation forte comme la nôtre.

« Je ne suis pas aveuglé promis. Mon corps se refuse à lui. Il n'y a que des câlins parce que ça, j'en ai besoin. Ça signifie bien que le pardon n'est pas encore tout à fait donné. Même si les souvenirs douloureux y sont encore pour beaucoup. » Logiquement, ma première fois étant ce violeur ignoble... j'aimerais garder un acte charnel plus positif en tête. Je voudrais ne plus penser à cette déchirure qui me blesse et me pourrit la vie. Mais mon corps bloque. « Mais je suis heureux quand je suis avec lui Gab. Comprends-le s'il te plaît. C'est simple mais j'ai besoin de sa douceur pour me reconstruire. Il s'en veut beaucoup tu sais, pour ce qu'il a fait. Je le vois dans ses yeux à chaque fois, il ne peut pas mentir là-dessus. Laisse-le se racheter auprès de moi d'accord ? » Tu me prends dans tes bras et me serres au point qu'une vague de bien-être déferle en moi. Tu me murmures des mots touchants qui me bouleversent. Tu évoques l'agression sexuelle qui m'a fait goûter au désespoir. C'est une déchirure encore vive que je dissimule pour tenter de passer à autre chose. J'évite d'y songer pour ne plus fondre en larmes ou ruminer. Pourtant il suffit que tu l'énonces pour que des larmes coulent contre mes joues. Elles deviennent incontrôlables même si je pleure en silence. J'écoute tout ce que tu as à dire sans te confirmer que tu as raison, c'est un combat pénible et difficile pour moi. L'oubli n'est pas assuré, cet homme monstrueux a laissé une trace indélébile sur mon corps. Maintenant, je me sens perpétuellement sali et dégueulasse. Le sentiment de tristesse s'évanouit peu à peu lorsque je suis à vos côtés.

Tu me regardes pour poursuivre ton monologue, et tu dois bien voir mes yeux embués de larmes. J'enserre alors ta taille pour retenir ton corps contre le mien et placer ma tête dans ton cou. Je me cache pour exprimer ce que je contiens depuis trop longtemps. Je n'ose pas te regarder pour relâcher tous ces mots durs à prononcer. Lourds de sens. « Je sais que tu m'aimes, mais je n'aime pas te voir comme ça. Tu dépéris de jour en jour. Ce n'est pas facile pour moi. Tu te laisses dévorer par la rage. Ce n'est pas ce que tu m'as appris c'est tout. Et en même temps je ne peux pas m'empêcher d'avancer avec lui, parce que j'en ai besoin, sinon j'ai envie de m'écorcher constamment les veines. Tu vois juste le monstre, mais tu devrais le regarder dans les yeux la prochaine fois. Tu verrais tout l'amour qu'il ressent pour moi. Moi, quand je vois ça, comment veux-tu que je ne plonge pas dedans ? Fais-moi confiance pour le reste. Je n'ai pas l'intention d'être un imbécile qui fait deux fois la même erreur. Mais je ne peux pas non plus lui faire regretter son acte à longueur de temps, alors qu'il est déjà rempli de culpabilité. A quoi ça servirait de décharger ma colère sur lui ? Je lui donne juste une chance de faire ses preuves. Je sais qu'à tout moment, tout peut flancher et qu'il peut craquer. Tu crois que ça ne me fout pas la trouille ? De savoir que cette relation ne tient qu'à un fil ? J'ai peur. Là il était au cabanon, je pouvais le surveiller et l'aider, même si tu penses que ce n'est pas à moi de le faire. Mais il va bientôt partir... et tous les dangers seront autour de lui, sans que je ne puisse contrôler. J'ai conscience de tout ça... mais lui aussi a des combats à mener, et je ne peux pas faire autrement que lui tendre la main Gab. Je peux pas le repousser, lui dire qu'il n'en vaut pas la peine. Parce que je sais qu'il vaut la peine. Toi tu l'ignores, mais c'est un bon garçon au fond. Il s'est juste laissé aspirer par ses démons. Il a été très faible. Et il évolue maintenant. Tout doucement. Je le vois dans sa manière de me regarder. Y'a de l'amour. Alors qu'avant il n'y avait que de la rage. Je veux m'accrocher à ça. Sinon moi aussi je vais chuter. » Ma voix n'est qu'une supplice, qui s'éteint peu à peu. La passion anime mes propos, mais je n'ai pas le cran de poursuivre. Je finis par me taire, attendant ta réponse dans le silence, tout en m'accrochant à ton cou pour ne pas tomber.
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TOI. Mon ami. Mon confident. Mon premier amant. Toi qui bouleverse mon âme. Mon cœur. Ma chair. Douce présence troublante qui me donne envie de bruler la vie avec ardeur, passion et amour. Toi qui me donne envie de partager une vie à deux. Je t'aime.



TOI. Mon neveu. Le fils que je n'ai jamais eu. Ma fierté. La dose de soleil dans mon cœur. Malgré les tempêtes tu restes unique. Quoi que tu fasses je serais toujours là. Où que tu ailles, tu me trouveras à tes côtés. Je t'aime.



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MessageSujet: Re: l'erreur est humaine. (gabriel)   Sam 11 Nov - 15:26



" La confiance ne se déclame pas. Il faut l'apprendre. Tout doucement. Il faut que quelqu'un d'autre vous l'apprenne. A grands coups de demains et de câlins."

Il est compliqué et complexe pour Gabriel de voir le bon en Felipe. Même si Stan fait tout son possible pour lui ouvrir les yeux sur les efforts que fait son ami. Sans bien entendu le forcer à aller dans son sens. Il comprend parfaitement que la méfiance soit encore de mise pour Gabriel par rapport à Felipe. D’ailleurs l’architecte s’en veut d’avoir tant de rage en lui en constatant que son neveu à passer la nuit en dehors de son lit. L’idée même de savoir qu’il a dormi aux côtés de connard, lui est insupportable. Même s’ils se sont laissés prendre par le sommeil alors qu’ils regardaient la télé. Un sommeil en toute innocence.  Non cela est impensable pour lui. Mais rester froid face à Stan alors que son regard est illuminé de bonheur, le fait souffrir. Il voudrait que tout soit plus simple. Il voudrait arriver à essayer de voir la lumière au bout de ce tunnel sombre. Mais il a encore du mal. Enfin surtout quand cela conserve Felipe. Ces sensations le rendent fébrile, le font aussi se sentir coupable surtout quand Stan le regarde de cette façon. Il aimerait arriver à faire mieux. Mais il ne peut lutter contre cette rage qui le dévore avec force, même si à présent il arrive à la contrôler. La preuve il a accepté Felipe dans le cabanon. Il l’a même accepté dans sa villa. Mais une partie de lui se refuse à croire qu’il peut être sauvé. Une partie de lui se refuse à penser qu’il peut rendre Stan heureux. Pourtant à ses côtés il s’illumine au grand regret de Gabriel. Il se sent légèrement rassuré quand son neveu lui dit que Felipe  a trouvé un boulot et qu’il va bientôt partir du cabanon. « Qu’il ne précipite rien non plus. Je ne suis pas à un jour prêt. » Sa voix est moins froide, il voit à quel point cette perspective angoisse Stan. Au fond elle l’angoisse lui aussi. Mais il ne préfère pas y penser pour le moment. Chaque chose en son temps. Il s’approche alors de son neveu, se faisant plus tendre dans ses gestes. Il l’aime trop pour garder la distance plus longtemps, surtout quand il le voit si perdu. Il lui fait part de ses craintes. Celles qui le bouffent parfois la nuit. Et même le jour. Celles dont il voudrait se débarrasser mais qui colle à sa peau pire que de la glus. « J’apprécie ta sincérité Stan. Sois juste prudent et ne précipite rien. J’aimerais tellement pouvoir effacer tout ça. Juste pour que tu n’es plus cette ombre dans le regard. » Gabriel aurait tellement voulu préserver Stan de cette horreur, il aurait même préféré que ce soit lui la victime à la place de son gamin. Mais personne ne peut changer ce qui a été écrit. Ils peuvent juste avancer et essayer de  soulager leurs cœurs ensemble.

Il est vrai que les sentiments, l’amour même rendent aveugle. Gabriel ne veut pas qu’à cause de cela Stan brule les étapes. La blessure prendra du temps à guérir. Mais les dires de son neveu l’apaisent un peu, il n’est pas prêt à bruler les étapes avec Felipe. Il ne répond pas, s’imaginant quel tourment doit vivre Stan. Un tourment bien pire que le sien. Un tourment qu’il voudrait pouvoir rendre plus doux, mais cela reste bien difficile.  Cette maudite blessure n’est pas prête de se refermer. La suite des paroles de Stan broient le cœur de Gabriel. Mais elles sont dites avec tant de sincérité, de puissante, qu’il lui ne peut douter de cette réalité. Même si elle reste pour lui irréalisable. Il doit laisser la chance à Stan de soigner son âme et son cœur au prêt de Felipe. Au prêt de celui même qui les a détruits. « Je vais faire des efforts promis. Je vais essayer de lui laisser sa chance. Même si cela me parait tellement utopique. » Et il prend son neveu dans ses bras. A cet instant il a autant besoin que lui de ce contact physique. Il a besoin de sa chaleur contre son corps. De sentir son odeur. De retrouver l’enfant qu’il chéri depuis tant d’année, même c’est un homme qu’il tient à présent dans ses bras. Parfois il a du mal à vraiment réaliser ce fait, les années ont si vite défilées. Et ses mots se font plus doux, plus bouleversants. Et Stan se met à pleurer. Comme il aimerait rendre ses larmes plus légères. Moins amères. Il le regarde avec amour. Putain qu’il l’aime ce gamin. Il l’aime en a crever et ça le tue de le voir si détruit. Si blessé. Si Sali. Il ne méritait pas de subir cette saloperie. Il est si tendre. Si fragile. Quelle connerie la vie. Stan entoure la taille de son oncle de ses bras. Ils restent un long moment comme ça, figés dans leur étreinte.

Et puis Stan reprend la parole pour répondre aux mots de Gabriel. Il reste blotti contre son épaule. Cachant son regard. Sa voix est tremblante, emprunt des émotions qui le tiraillent et le ravagent. L’architecte pose une de ses mains contre sa tête pour caresser les cheveux du gamin. L’autre reste poser au creux du dos de Stan. Les mots de son neveu lui arrachent le cœur, déclenchant un flot de larme. Il les retient au début et puis ils les laissent couler. Il n’a jamais eu honte de pleurer, même devant Stan. Il a tellement mal à cet instant. Mais ce que dit son neveu est tellement vrai. Puis à nouveau il le prend par le menton pour retrouver son regard. Peu importe qu’il soit mouillé par les larmes, le sien est dans le même état. La preuve que les deux hommes sont autant bouleversés et tiraillé par cette histoire sordide. Ils ne sont que deux victimes à des degrés différents. Et le responsable de leurs mots rend leurs souffrances bien plus compliqués. « Je suis vraiment désolé de te montrer cette image de moi. Je sais que je t’ai inculqué des principes bien différents que ce que j’applique depuis quelques temps. Mais c’est difficile de passer au dessus de tout cela. Je sais aussi que maintenir cette rage en moi n’est profitable pour aucun de nous. Je comprends ton point de vue. Je me doute que tu vis l’enfer vu ce que tu as traversé et à cause de qui l’a causé. Et je ne peux pas me mettre à ta place pour comprendre tout ce que tu ressens. Je ne veux pas que mon comportement te fasse d’avantage souffrir. Tu as déjà eu ta dose. Je vais être franc pour le moment je ne vois pas ce que tu vois dans le regard de Felipe. Je ne t’en veux pas d’y croire. Surtout si pour toi c’est ta seule solution de ne pas plonger à nouveau dans l’enfer. Mais laisse-moi être ton garde fou. Je ne l’ai pas été ce soir là. Et je ne peux me le pardonner. Je ne me pardonne pas non plus ce que j’ai fais à l’hôpital et le fait que je t’ai laissé alors que c’était à lui de partir. On ne peut pas revenir en arrière et je devrais vivre avec ses erreurs. Comme Felipe devra vivre avec les siennes. Je veux juste éviter que tout chavire à nouveau. Je veux éviter que tu souffres encore. Tu ne le mérites pas. Et je ne le supporterais pas. Je m’y prends mal peut être. Peut être que l’on aurait tous besoin de mettre tout ça vraiment sur la table et crever l’abcès. Peut être que l’on devrait demander de l’aide pour y arriver. Je n’en sais rien. Tout ce que je sais ma seule vérité c’est TOI. Alors je vais essayer de voir ce que tu vois. Essayer de croire en quoi tu crois. Mais laisse-moi veiller de prêt sur toi. » Gabriel resserre son étreinte, laissant couler ses larmes. Il ne sait pas si son discours est cohérent. Ce n’est pas facile de parler de toute cette histoire. Certains mots restent tabous. Pour ne pas aviver d'avantage les plaies. Pas facile de garder pour soi certains silences ou certains cries.  Pas facile d’admettre à quel point cet enfer les a profondément traumatisés. Et qu'ils leur restent encore une longue route à parcourir avant de vraiment sortir du tunnel.


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MessageSujet: Re: l'erreur est humaine. (gabriel)   Sam 11 Nov - 18:31

Chacun évoque les peurs qui l'habitent, et qui se font voraces au creux de nos entrailles. Elles dévorent toutes les bonnes ondes positives pour ne laisser que ce sentiment amer et destructeur. Surtout en toi, puisque ta rage est devenue puissante alors qu'elle n'avait encore jamais éclaté avec autant d'intensité devant moi. J'ai toujours eu le droit à ta bienveillance naturelle, ta douceur extrême et ton affection profonde. Je n'avais pas connaissance des démons qui pouvaient te ronger, ni de cette colère dont tu étais capable. Tu l'as certainement explosé auprès de ma mère, mais je n'ai jamais été témoin de tes excès de colère. J'en ai encore le cœur foudroyé, mais je me rattache à nos moments de tendresse pour ne pas m'égarer en chemin. Encore une fois tu me fais part de ta frustration en me laissant un goût d'indifférence dans tes gestes peu ouverts, avant de reprendre plus chaleureusement. Tu me fais même comprendre que Felipe peut prendre son temps pour trouver une habitation, et je t'en suis profondément reconnaissant. Les esprits hargneux s'apaisent peu à peu, et sont dominés par l'émotion et la douleur.

J'évoque la luxure, ce sujet épineux qui soulève plein de problèmes et de souvenirs qui accrochent le cœur. Ils me détruisent peu à peu. Je sens encore les mains fermes se poser sur moi, m'allonger par obligation sur ce canapé. La force dont il faisait preuve, et les mots approbateurs et encourageants prononcés à voix haute. Et ce coup fatal. Toute cette situation inconfortable qui me fait dépérir et assombrit la vision que j'ai de moi. Alors je compte prendre mon temps pour la luxure, j'ai même l'intention de prévenir Felipe dans les prochains jours, quand j'aurais le courage de le confronter sur ce sujet. Désormais rien qu'évoquer le sexe et le désir pour mon corps qu'il met parfois en évidence, me torture l'âme et crée ce malaise au fond de moi. « Promis. Et personne ne peut effacer. Pas même moi. » Tout restera gravé. Chaque souvenir douloureux est une marque indélébile dans mon esprit. On ne peut pas oublier la douleur, la honte, l'impuissance, on peut juste l'étouffer, l'atténuer, la combler avec des émotions réconfortantes. L'amour est le meilleur remède pour soigner les maux. C'est un message que je tente de t'adresser au fil de notre conversation. « Sa culpabilité n'est pas utopique, cela me suffit. » La crainte qui s'est logée dans son regard, à l'idée de me perdre, est efficace pour éteindre la tempête qui s'abat à l'intérieur de ma poitrine. Au moins ne serait-ce qu'une minute. Qu'un instant de répit. Où je peux souffler et m'apaiser. Juste me sentir aimé, en balayant la mauvaise estime de soi et ce corps égratigné, anéanti, que je traîne derrière moi comme une carcasse. Des fois je me sens vide, détruit, mort, avant que cette étincelle ne vienne crépiter en moi. Et je reprends vie, petit à petit, sentant ce feu incandescent de l'espoir réchauffer mon corps.

Nos corps s'étreignent alors, sous le coup de la souffrance qui nous terrasse complètement. C'est comme si nos bras nous empêchaient de chuter. Si on assemble le peu de forces qu'on possède en ce moment, on peut se retenir de tomber. Pourtant la faiblesse ne quitte pas nos cœurs. Nos larmes sont les marques de notre désespoir profond. Elles coulent sans relâche. Même dans la souffrance, notre symbiose se manifeste. Je sens finalement l'une de tes mains dans mon dos, puis l'autre qui caresse mes cheveux. Tes doigts qui viennent frotter mon crâne et s'entremêler à ma chevelure brune, c'est le contact que je préfère depuis que je suis gamin. Cette grande main ferme et tendre à la fois qui me procurait un bien-être évident, un sentiment de protection. C'est ce qui calmait mes nuits agitées, et qui apaise encore mon âme souvent chamboulée. Elle l'est aujourd'hui, alors qu'on s'échange des mots bouleversants, qui ressemblent plus à un mélange de douceur et d'affliction. Je me retrouve tiraillé entre le bonheur de t'avoir contre moi et cette douleur qui vient me broyer le cœur et transpercer les entrailles. Toutes les images me reviennent en tête, tout ce goût d'amertume regagne ma bouche. Et les ordres se dispersent dans ma tête. Sa voix dénuée d'affection et de respect qui résonne encore dans mes oreilles. Et ton contact agréable et bienfaiteur est contré par les larmes chaudes et humides que je sens couler dans mon cou. Alors j'éclate en sanglot, me retenant cette fois à tes épaules, presque incapable de respirer. Ta main sous mon menton redresse ma tête, et je vois ton regard assombri, criant de sensibilité et fragilité. On est tous les deux morfondus dans notre détresse respective. Je pleure de plus bel, tentant de souffler un coup pour te répondre. « Ton comportement me fait déjà souffrir, parce que tu es plus froid que d'habitude. Tu me repousses parfois, juste parce que j'ai passé un moment avec lui. Je ne te reproche rien, je sais que c'est compliqué pour toi... très dur même, mais comprends aussi que j'ai du mal à supporter que tu ne puisses pas tolérer mes choix pour une fois. C'est vrai, tu as toujours été fier de moi... pour tout, et pour une fois on a un sujet de froid, de rage... Et je n'aime pas ça. Même si je sais que les relations, ce n'est pas juste des hauts. La preuve. J'ai juste moins cette force apportée lorsque tu sembles être contre moi. Tu comprends ? » Je vide tout ce que je contiens pour que tes idées soient éclaircies. « Tu ne cherches pas non plus à voir ce que je vois. Vous ne vous regardez pas vraiment dans les yeux, vous fuyez tout le temps. Ça n'aide pas. Mais oui sa présence m'est essentielle en ce moment, je ne peux pas m'en passer je suis désolé. Même s'il est responsable, il me fait tout oublier. C'est contradictoire et compliqué... mais c'est comme ça. Mais ne crois pas que c'est aussi facile et que je n'ai plus aucune rancune envers lui. Tout ce qu'il m'a fait, tous ces mois de souffrance, me restent encore à travers le cœur, et il le sait. Même si j'essaye de lui pardonner, d'aller mieux... tu ne sais pas combien mon cœur est meurtri. Y'a juste l'amour que je ressens pour vous qui parvient à le faire battre à toute allure. Mais j'ai toujours mal. Y'a certaines choses que j'ai encore de la difficulté à digérer. Le fait que ce soit encore la drogue qui est à l'origine de ma déchéance. Toujours cette conne qui vient affaiblir et détruire les personnes que j'aime. Qui vient briser ma vie. J'en veux à Lip de ne pas avoir réussi à la sortir de sa vie, alors qu'il sait que j'en ai déjà beaucoup souffert avec maman. Je lui en veux de m'avoir trahi, d'avoir préféré sa rage plutôt que l'amour que je pouvais lui porter. » Je me montre sincère, je te lance tout ce que je ressens. Sans plus aucun tabou. Je n'essaye plus de te protéger. « Arrête de t'en vouloir pour ces choses-là. Tu ne peux pas être derrière moi à longueur de temps. Tu as assez pris soin de moi depuis que tu m'as pris en charge. Tu ne peux pas tout gérer Gab. Tu ne pouvais pas savoir. Il n'y a qu'un véritable responsable à tout ça. Même si je t'en ai profondément voulu aussi d'avoir préféré la rage et de m'avoir abandonné. Mais j'ai oublié depuis. » Je souffle, toujours avec cette voix teintée du chagrin qui me bouscule. « On a plein de choses à oublier tous les trois. Tu crois qu'il faudrait voir un psy ? Tu en as besoin toi ? » Je relève enfin la tête pour t'apercevoir, prêt à trouver des alternatives pour me sortir de cette pente vertigineuse. Je me suis calmé au fil de mon monologue, car ça fait un bien fou de communiquer, s'exprimer, vider toutes les rancœurs qui empoisonnent. J'ai l'impression qu'à la moindre mauvaise nouvelle, je pourrais défaillir et tomber dans la dépression sans plus jamais pouvoir me relever.
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☇ Statut : amoureux mais il a l'horrible sensation que ce sentiment détruit la personne pour lequel il le ressent
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☇ Habitation : dans une villa à l'est avec son neveu Staniislas


TOI. Mon ami. Mon confident. Mon premier amant. Toi qui bouleverse mon âme. Mon cœur. Ma chair. Douce présence troublante qui me donne envie de bruler la vie avec ardeur, passion et amour. Toi qui me donne envie de partager une vie à deux. Je t'aime.



TOI. Mon neveu. Le fils que je n'ai jamais eu. Ma fierté. La dose de soleil dans mon cœur. Malgré les tempêtes tu restes unique. Quoi que tu fasses je serais toujours là. Où que tu ailles, tu me trouveras à tes côtés. Je t'aime.



☇ RPs + Liens : Stan & Lip
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Stan
Felipe

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MessageSujet: Re: l'erreur est humaine. (gabriel)   Lun 13 Nov - 18:33



" La confiance ne se déclame pas. Il faut l'apprendre. Tout doucement. Il faut que quelqu'un d'autre vous l'apprenne. A grands coups de demains et de câlins."

Gabriel est conscient que malgré tous ses efforts  sa rage et sa peur sont encore bien vivaces. Il lui reste pas mal de chemin à faire pour vraiment se sortir de ce tourbillon infernal. Même face à Stan rien n’est évident. Surtout quand Felipe est le sujet de leur conversation. Un nom qui ne lui fait voir que la noirceur. Il sait qu’il blesse Stan avec ses mots. Avec sa façon de réagir. Lui qui au final n’a pas commis de faute ce retrouve priver de la chaleur de son oncle juste  par ce qu’il est impossible à Gabriel d’avancer. Ou de voir au-delà de ce bordel. Il voit le mal dans la moindre chose même la plus banale quand Felipe est au centre de leur débat. Il a la sensation que tout pourrait se briser encore une fois. Qu’il pourrait être happé par le même vide qui l’a emprisonné  ces temps derniers. Et cela lui fait mal car il se sent impuissant. C’est un peu comme s’il marchait en permanence sur un fil tendu au dessus du vide. Le moindre faux pas. Il tombe. Et il pourrait bien entrainer des âmes charitables dans sa chute. Comme la fois dernière. Pourtant étreindre Stan est le plus beau cadeau qu’il soit. Et ce depuis qu’il est entré dans sa vie. Dés son premier sourire. Il est vrai que parfois il fait l’amalgame entre sa sœur et Felipe. Après tout la drogue a animé leurs veines et ils ont tous les deux fait souffrir Stan. De façon différente mais ce fut tout autant douloureux et vicieux. Et Gabriel se sent responsable de ces douleurs là. Car il n’a pu empêcher ni l’un ni l’autre de briser le cœur de Stan. Et à cet instant c’est lui qui fait souffrir Stan alors que le gamin cherche juste une source de bien être dans le regard de son oncle. Un moyen de consolider tout ce qui c’est effondré autour de lui. Et de retrouver confiance en la vie. Et Gabriel par fierté mal placé reste froid. Avant de succomber à l’amour qu’il porte à Stan et qui est plus fort que tout. Même s’il morfle et qu’il faiblit parfois, au final cet amour revient comme une tempête, un ouragan dans le cœur de l’architecte. Et tout s’effrite autour de lui. L’émotion et la douleur baignent ses yeux. Et la chaleur de Stan apaise toutes les plaies encore ouvertes.

Stan aborde un sujet bien plus délicat que toutes les souffrances qu’ils éprouvent. Gabriel ne se sent pas mal à l’aise face à cette discussion. Parler de luxure ou de sexe avec son neveu ne lui a jamais poser de problème. A vrai dire ils ont toujours parlé de tout tous les deux. Mais là tout est bien différent, il ne veut pas blesser d’avantage son gamin qui a déjà bien souffert. Il essaie juste de le mettre en garde. Il flippe en pensant que Felipe pourrait à nouveau gâcher une nouvelle expérience. Une expérience loupée ou forcée marque le corps et l’âme à tout jamais. Alors une deuxième Stan ne s’en remettrait pas. Il chercher juste à le protéger. Et chacun essaie de comprendre l’autre tout en apportant aide et bienveillance. Comme ils l’ont toujours fait. Même si c’est délicat. Et leur fébrilité face aux mots qui s’égrainent se fait plus forte. Les  poussant d’avantage l’un vers l’autre. « Je sais et cela rend ma colère et ma douleur bien plus grande. Mais si tu survies à cet épreuve je devrais y survivre aussi. » Il est vrai que si Stan arrive à aller de l’avant et passer au dessus de ce qu’il a subit, Gabriel devrait bien y arriver aussi. En tout cas c’est certain qu’ils ne s’en sortiront pas l’un sans l’autre. Ensemble ils sont plus forts qu’importe les épreuves qu’ils doivent affronter. Et à cet instant l’émotion est à son comble et ils se laissent prendre par tout ce qu’ils ont retenu. Et qu’ils retiennent depuis bien trop longtemps. Au final ils leur restent pas mal de chemin à faire pour retrouver la paix de l’âme. Mais là ils ne passent pas au futur, ils pensent juste à se prodiguer l’amour qu’ils ressentent. Même si c’est dans les larmes que ce sentiment trouve son berceau à cet instant. Gabriel ferme même les yeux. Il se laisse bercer par la chaleur du corps de Stan contre le sien. Et les souvenirs reviennent envahir son esprit. Les rires et les sourires partagés viennent chasser les idées sombres bien trop présentes. Il espère que ces moments de bonheur auront assez de force pour raviver la flamme de ce lien si spécial. Voir unique. Car il va au-delà d’un lien oncle neveu. Au-delà d’un lien fraternel. Au-delà d’un lien paternel. Il cumule les trois les liants dans une boucle absolue et infinie. Et c’est pour ça que chaque fracture reste bien plus douloureuse et difficile à ressouder.

Gabriel sent au travers des sanglots de Stan toute l’ampleur que prend cette étreinte. Il lui ouvre son cœur, lui faisant par de ses doutes et de ses peurs. Il aurait surement du dire ses mots avant. Et ils auront surement d’autre à dire. Mais ils font de leur mieux pour que ce poison quitte enfin leurs veines. Puis il retrouve le regard baigné de larmes de Stan. A son tour il se livre. Faisant part à son oncle de tout son ressenti. Et de la douleur qu’il éprouve face au comportement de son oncle. Gabriel l’écoute comme Stan l’a écouté. Certains mots renforcent sa souffrance. Stan lui parle sans détour, voulant lui faire toucher du doigt tout ce que cette situation engendre. Que c’est loin d’être évident pour Stan de vivre cette situation. Lui aussi fait l’amalgame entre sa mère et Felipe par rapport à la drogue. Gabriel ne peut que comprendre. Mais ce qu’il sort de puissant dans les mots de Stan c’est le fait qu’il ne peut pas vivre sans  l’amour de Gabriel, comme il ne peut vivre sans l’amour de Felipe malgré l’acte abominable. Mais il ne le préserve pas dans ces dires montrant qu’il n’est pas prêt à pardonner. Tout reste à reconstruire. Et c’est ensemble qu’ils arriveront à s’en sortir. Parce que c’est ensemble qu’il faut qu’ils oublient cette rage qui les ravage. Puis le silence ce fait alors que Stan lève les yeux vers son oncle. Toutes les souffrances endurées se lisent sur leurs visages à cet instant. Et Gabriel comprend que s’il ne fait pas d’effort il risque de vraiment perdre Stan. Parce qu’il a besoin de son amour plus que jamais et pas de sa rage ou de son indifférence. « On a plein de chose à reconstruire aussi. Et il est vrai que c’est vraiment la première fracture dans notre relation. Et elle est loin d’être petite et sans importance. Je n’aime pas non plus me tenir à distance. Je te blesse plus que tout, alors que tu as besoin de mon amour encore plus que lorsque tu étais gosse. » Gabriel dépose à nouveau un baiser contre le front de Stan. Avant de passer sa main sur son visage pour effacer les dernières larmes qui coulent de ses yeux. « Peut être que pour s’en sortir vraiment on aurait besoin de l’aide d’une tierce personne. Sachant tout ce que cela implique. Mais parler  de cette histoire devant un inconnu. Est-ce que nous en sommes capables ? » Gabriel serre Stan. Complètement troublé et déchirés par ces mots échangés. « On va s’en sortir Stan. On va s’en sortir. » Cela sera peut dur, ardue mais ils vont y arriver. Gabriel veut y croire. Ne serait ce que pour l’amour de Stan.



good vibes.
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l'erreur est humaine. (gabriel)
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